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 ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)

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Erica Southminster
Erica Southminster
PRINCESSE DE SOUTHMINSTER
∞ Missives : 106
∞ Début de la quête : 18/08/2012

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MessageSujet: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptySam 18 Aoû - 17:35

    ALPHÉDOR & ERICA

    Il me semblait inconcevable quelques heures plus tôt de ne serait-ce que sourire d'un air aussi jovial que maintenant, et pourtant, il semblerait que malgré mes agissements peu pieux des derniers mois, Dieu eut encore miséricorde pour sa pauvre enfant, princesse de Southminster. Si avais-je eu l'air austère en faisant la référence devant mon mari, lui signifiant mon profond désarroi de le laisser s'occuper des affaires de notre patelin pour aller faire de la politique de femmes, loin d'ici et de lui. Le moment où je refermai les lourdes portes de mes appartements marqua la fin de mes simulacres servant à détourner l'attention de monsieur mon mari. Je m'effondrai contre le bois vernis de la porte, respirant pour la première fois de ces bouffées d'air de liberté qui m'étaient si chères. Toute raison aurait été la bienvenue de me faire sortir de cette torpeur dans laquelle je me trouve, enfermée dans les murs de ce château trop exigus pour satisfaire mes besoins et mes caprices « Constance, nous partons. Pouvez-vous préparer un coffre pour le lever du soleil afin que nous soyons prêtes à quitter cet âpre domaine pour un temps seulement, je le crains... ». Une jolie rousse, dans les quinze ans, s'affaire à plier l'échine et à s'agiter afin de satisfaire à ma demande. Il s'agit là de la soeur cadette de ma principale suivante et amie, Francesca. Celle-ci coule mon bain et m'accueille avec un sourire presque aussi grand que le mien: elle aussi étouffe ici, préférant notre duché d'origine, celui de Rohan, où il faisait bon vivre et déambuler librement « Demain à cette heure, nous serons bien loin. Grand bien nous fasse, je commençais à croire que je devrai attendre la guerre pour le trône pour m'extirper de cette cage dorée ». M'aidant à retirer mes vêtements, je dépose mes lèvres sur sa joue fraîche, incapable de retenir mon excitation « Il fera si bon de voir du pays, ma douce amie ». Elle ne parle pas beaucoup, et cela me plait. Je peux verser mes paroles sans craindre qu'elle ne les interrompe. Oui, il sera merveilleux de me parer de ces huiles que mon mari déteste, mais qui sont celles que je préfère. Je m'embaume d'une douce odeur de vanille et d'une dose de patchouli pour ma longue chevelure que Francesca rassemble en natte pour le voyage. Je me sens vivante, je me sens revivre, pas sous la coupe d'un homme, non, mais de sortir de ce quotidien qui abruti chaque jour qui passe...

    Je n'ai pu obtenir d'Emery qu'un regard à la dérobée, lourd de sens. Sans ces précieux moments où l'on se damne davantage, il devra vivre avec le poids de notre trahison envers nos engagements respectifs. Sans ces étourderies près du box de Stuart, je devrai faire preuve d'une retenue sans borne pour ne pas laisser mes comportements fautifs gâcher les chances de rameuter à la cause de Breens Ganmor cette bourgade que je pars visiter, où dirige de lointains cousins de ma lignée. Le voyage durera de nombreux jours, encore faudra-t-il éviter de penser à ces délires impies qui m'enserrent le coeur dans un étau. Accompagnée de deux suivantes, d'une délégation légère, je regrette tout de même de ne pas avoir convaincu mon mari de me laisser entraîner Stuart avec moi, plutôt que de me laisser choir dans le car de lady dans lequel je me trouve confiné. J'aurais préféré chevaucher comme les hommes plutôt que de confronter la nécessité de passer son temps à tisser ou à jouer aux échecs pour que les heures passent plus vite. Je m'étais doucement assoupie qu'un brusque arrêt me fait sursauter. Puis, vint les crissements d'épées qui s'entrechoquent, les cris et les halètements. Les chevaux s'affolant à l'extérieur, mon coeur se met à battre la chamade. Depuis longtemps qu'on ne m'a plus donné l'occasion de manipuler une dague, heureusement que je conserve la mienne précieusement sous mes tenues dès que je me pointe hors des limites de mon domaine. Francesca maintient Constance contre sa poitrine, et si elle veut m'entraîner derrière elle, je la recouvre d'un drap, me cachant derrière un coffre lourd pendant de longues, très longues minutes. Étonnamment, personne n'entre, ou du moins y parvient. Puis le silence revient, encore plus étrangement. Quelques chevaux s'ébrouent à proximité que la lourde draperie qui borde l'entrée du car laisse percevoir un chevalier qui vient de retirer son heaume. Si mon coeur bondit d'un trait, mon corps se meut pour accueillir le combattant qui ne m'est pas étranger. Nulle inquiétude pour ma tenue légère, il est allé plus loin par le passé « Est-ce vous, monseigneur, que je dois remercier pour le retour au calme? ».


Dernière édition par Erica Southminster le Lun 3 Sep - 17:33, édité 1 fois
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Alphédor Percereth
Alphédor Percereth
CHEVALIER DE WARMINSTER
∞ Profession : Chevalier et seigneur de Warminster
∞ Printemps : 23 ans
∞ Missives : 353
∞ Début de la quête : 04/08/2012

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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptySam 18 Aoû - 21:11

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I want to reconcile the violence in your heart I want to recognize your beauty's not just a mask I want to exorcise the demons from your past I want to satisfy the undisclosed desires in your heart

Une partie de chasse avait débuté. Dès le matin, Aidan Percereth et moi même, accompagnés de quelques gardes de Warminster étions partis chasser. C'était une des rares activités que nous pouvions exercer en même temps lui et moi. Elle n'impliquait pas nécessairement que l'on travaille en équipe, ou même que l'on se côtoie. D'ailleurs, on préférait souvent faire deux équipes distinctes et voir qui était le meilleur. Ces parties de chasse étaient un moment de répit pour lui, un moment de détente pour moi. Je m'éloignais de mes pensées et mes soucis, mes frustrations que je laissais au château. Toute cette course pour le trône... Tout cela restait derrière moi, alors que sur mon cheval gris, je partais en quête d'une proie. Les parties étaient souvent équilibrées. Parfois, Aidan gagnait, surpassant ma rapidité par le nombre ou la qualité de ses prises. Parfois au contraire, je gagnais sur lui, ramenant de quoi nourrir notre famille pour deux jours. Parfois encore, la nature n'était pas propice à notre divertissement, et les animaux se terraient au fin fond de leur terrier pour nous éviter. Et aujourd'hui était un de ces jours.

Remarquant un mouvement dans l'herbe, je stoppais mon cheval, attrapant mon arc. Un lapin se trouvait là, grignotant quelque chose que je ne voyais pas. Lentement, je bandais l'arc, amenant la flèche jusqu'à ma joue. Je me concentrai, oubliant tout le reste, exactement comme on m'avait appris. Mais ce ne fut pas suffisant car Aidan débarqua sur son destrier sans prendre la peine de s'annoncer ou même de ralentir. Voyant ma proie m'échapper, je soupirais, baissant lentement la visée de mon arme. Aidan se mit à rire devant ma tête, et il m'annonça qu'il rentrait à Warminster et que je ferais bien de le suivre. Je hochais la tête et l'observais détaler vers notre nouvelle maison. Je soupirais, et claquai la langue pour orienter mon cheval vers le chemin du retour. Un soldat était resté avec moi. Alors que je m'élançai sur le chemin de terre, un bruit attira mon attention. Sur mes gardes, je faisais volte face pour m'aventurer dans la direction du bruit. Un groupe de quatre hommes, montés sur des chevaux ne tarda pas à se montrer. Ils avaient entouré une calèche. Je descendis mon heaume -après tout, j'étais un chevalier de Warminster- et je m'élançai avec le garde qui restait. Alors que j'aurais simplement désiré parler et savoir ce qui se passait, les hommes nous attaquèrent de front, nous forçant alors à riposter. Au bout d'une minute, je venais à bout du premier, qui déséquilibré, tomba de cheval. Le deuxième gisait au sol, un doigt coupé par mon fidèle soldat. Les deux derniers s'approchèrent de la calèche. Je me précipitai alors, ne perdant pas une seconde. Je dégainais un poignard que je lançais sur l'un, puis je vins transpercer l'autre de mon épée. Il se révéla récalcitrant à mourir, et glissa lentement le long de son cheval. Mon destrier piaffa, reculant, les oreilles en arrière. L'odeur de mort et de sang avait empli l'atmosphère. D'une main, j'écartai le rideau pour y découvrir un visage familier. Je retirai mon heaume. Quel ne fut pas mon étonnement, je vous laisse imaginer. Je rengainais mon épée, et lorsqu'elle m'adressa la parole, je ne pus m’empêcher de lui sourire. « C'est moi que vous pouvez remercier pour avoir la vie sauve, Madame. Quant au silence... c'est une autre histoire. » Erica Southminster. Une étrange histoire me liait à cette femme. Cela remontait à quelques mois à présent. Et pourtant, je me souvenais d'elle comme au premier jour. La douceur de sa peau, la courbure de ses reins, le contour de sa taille, la chaleur de ses cuisses... Tout me revenait en mémoire. Plongeant mon regard dans le sien, je repris, pour conserver les apparences. « Cette route n'est pas sûre pour une dame, princesse de Southminster. Permettez-moi de vous escorter à votre destination. »
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Erica Southminster
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PRINCESSE DE SOUTHMINSTER
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptySam 18 Aoû - 22:35

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    De par ma naissance de sexe féminin, on ne m'octroya pas les rudiments des arts de la guerre comme on peut le faire pour les héritiers mâles d'une lignée un tant soi peu noble. Évidemment, cela engendre également des traits de la guerre nettement moins chevaleresque comme la trahison, la fourberie, le mensonge, le sang et la mort. Mon père, dans sa sagesse, exigea cependant du maître d'armes de mon frère qu'on m'enseigne à manier une petite dague qui se léguait de mère en fille chez les de Rohan depuis des siècles déjà: en tant qu'aînée des filles, j'en hériterais avant de la léguer à mon tour à ma propre fille quand le temps serait venu. On m'enseigna ainsi à protéger ma vertu, mon honneur et ma personne des hommes qui tenteraient de me porter atteinte directement. Une si frêle éducation militaire, quoique gigantesque pour une femme, ne ferait pas reculer dix chevaliers bien entraînés, mais il serait suffisant pour enfoncer sous l'oreille un homme suffisamment cupide et imprudent pour tenter de m'approcher de si près. Là est la sagesse des femmes, préférer protéger sa personne plutôt que de s'élancer aveuglement au nom d'un cause royale ou d'une politique désuète. Dieu nous épargna cependant, à mes suivantes et moi, de devoir prouver à tous et chacun que la fougue d'une femme se décuple quand sa survie en dépend. Il n'en restait pas moins que le silence pesant autour de nous, les claquements des sabots sur le sable s'éloignant légèrement, le bois du coffre qui crissa lorsque je l'enjambai pour venir à la rencontre du nouveau venu, l'étranger qui semblait être à l'origine de l'hécatombe ainsi que de notre bien-être. L'odeur est ferreuse, et s'il se tient bien de montrer la lame de son épée, je la devine fort induite d'un liquide grenat encore chaud. J'en frissonne doucement tandis qu je m'avance à sa rencontre.

    Comme le monde pouvait être petit pour que sur cette route perdue du royaume, à l'orée d'une forêt, je tombe sur Alphédor Percereth. Il avait fier allure, comme toujours, avec sa tenue chevaleresque, son regard à la fois sauvage et brillant d'intelligence. Pour un soldat, le seigneur de Westminster avait reçu suffisamment d'enseignement pour ne pas être aussi obsolète que la plupart de ses compagnons. Faisant signe à mes suivantes de sortir de leur cachette, ces dernières se contentant de regarder de loin le nouveau venu dans notre caravane. Il semblerait que les nerfs de Constance n'eurent pas supporter cette première embûche durant notre périple tant espéré. Rassurée de la savoir entre les bras de Francesca, je détourne de nouveau la tête pour détailler Alphédor des yeux, lui présentant quand même la courtoisie de ce geste délicat de pieu chevalier que de sauver de gentes dames d'un péril certain « C'est moi que vous pouvez remercier pour avoir la vie sauve, Madame. Quant au silence... c'est une autre histoire ». Un sourire prend naissance à la commissure de mes lèvres, levant les yeux au ciel avant de les plonger dans son regard, mi-amusée, mi-sérieuse « Êtes-vous tous si orgueilleux, vous, les chevaliers? ». Approchant le seigneur de Westminster, je lui soutire délicatement le heaume de sa main gantelée, le déposant à proximité « N'était-ce pas un peu facile pour un combattant de votre trempe, monseigneur? Aurais-je par le plus grand des hasards échouée dans votre comté pour être secourue par vos hommes et vous-mêmes? ». Je ne commente pas l'histoire du silence, sachant pertinemment qu'aucun de mes entretiens avec le seigneur Percereth ne s'est soldé par un calme quelconque, plutôt par des discours enflammés ou de torrides étreintes, faisant fi de ses geôliers, hommes de main de mon tendre époux « Cette route n'est pas sûre pour une dame, princesse de Southminster. Permettez-moi de vous escorter à votre destination. ». À cette proposition de rigueur, quoique tout de même courtoise, je fais la révérence, le regard malicieux, lui rétorquant tout de même d'un ton faussement innocent « M'offrez-vous, monsieur, une chevauchée jusqu'à ce qu'on m'assigne une sécurité pour poursuivre mon périple à travers vos terres? ».
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Alphédor Percereth
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CHEVALIER DE WARMINSTER
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyDim 19 Aoû - 9:09

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I want to reconcile the violence in your heart I want to recognize your beauty's not just a mask I want to exorcise the demons from your past I want to satisfy the undisclosed desires in your heart

La jeune femme s'était approchée. J'étais bien heureux de voir qu'elle avait gardé son air malicieux, espiègle, qui m'avait tant plu la première fois que je l'avais vue. Notre rencontre avait été des plus spéciales, tout comme notre relation actuelle. Je ne l'avais pas revue depuis que ma mission diplomatique à Southminster s'était terminée, et pourtant je me sentais étonnamment vivant à nouveau. Elle avait eu le malheur d'être mariée à un homme qu'elle n'aimait pas, qu'elle ne cherchait pas à aimer, et surtout un homme qui avait l'esprit taillé pour la politique, et non pas pour les épouses. Les mariages étaient souvent malheureux, dans notre triste époque, mais personne ne pouvait rien y faire. Surtout dans la religion chrétienne, l'acte charnel était sacré, il n'y avait pas à le vouloir. C'était un devoir pour avoir une descendance. Chose que nous avions tempéré, elle et moi, il y a de cela bien des nuits. Et pourtant le souvenir en était toujours frais.

Je sentais son regard inquisiteur de promener sur moi, provoquant quelques frissons inhabituels. Elle voyageait en compagnie de quelques dames de compagnie, les siennes probablement. Mais pas d'escorte militaire. Son mari voulait-il la voir morte à ce point? A moins qu'il ne sache pas qu'elle était partie. En accord avec le sien, un sourire s'afficha sur mon visage. Tout comme moi, mon cheval devenait nerveux, à rester immobile trop longtemps. Les servantes restaient en retrait, nous offrant une relative intimité. Elle me sourit, me répondant avec une pointe d'humour. « Êtes-vous tous si orgueilleux, vous, les chevaliers? » Tenant les rênes de mon cheval, je me sentis sourire, puis je m'entendis lui répondre. « Si c'est de l'orgueil de prétendre être le sauveur de votre vie, madame, alors soit, je suis coupable. » Oh, j'étais coupable de bien des choses. Mais l'orgueil n'en était pas une. C'était un jeu, rien de plus, et elle le savait. Sa présence m'enveloppa lorsqu'elle s'approcha de moi. Elle frôla ma main pour prendre le heaume, et l'enleva à ma vue. « N'était-ce pas un peu facile pour un combattant de votre trempe, monseigneur? Aurais-je par le plus grand des hasards échouée dans votre comté pour être secourue par vos hommes et vous-mêmes? » Mon sourire s'élargit. « Si vous croyez au hasard, madame. On dit qu'il fait bien les choses. » Derrière ce masque de politesse et de retenue se cachait une envie bien impure. Je prenais une inspiration, sentant mon contrôle de moi s'évanouir à chacun de ses regards. « M'offrez-vous, monsieur, une chevauchée jusqu'à ce qu'on m'assigne une sécurité pour poursuivre mon périple à travers vos terres? » Elle me fixa intensément avec un air que j'avais déjà connu. Cet air auquel vous ne pouvez rien refuser. Dieu, je me damnerai pour elle! Son ton faussement innocent montrait parfaitement bien ce qu'elle attendait de moi. Mais nous n'étions pas seuls. Je lui montrais du regard ses dames de compagnie comme pour le lui rappeler. J'avais alors une autre idée en tête. Je m'approchais d'elle, attrapant ses doigts tièdes et doux, puis j'y déposais un baiser. Dans la plus grande et ennuyante des convenances. « Si tel est votre bon désir madame, je ne saurais y échapper. Permettez-moi de vous offrir, à vous et votre escorte, l’hospitalité à Warminster. Vous devez sûrement être lasse du voyage et désirer vous isoler pour prendre quelque repos. »
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PRINCESSE DE SOUTHMINSTER
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyDim 19 Aoû - 20:47

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    Je dois me reconnaître être d'une mauvaise foi incroyable à ce qui concerne mon époux. L'homme en soi est un être plutôt difficile à cerner, bien que ce sont eux qui se plaignent de la complexité de la femme. L'homme possède dans sa nature deux profondes convictions: la grandeur du Seigneur ainsi que la sienne. Peu de ceux que j'ai eu l'occasion de côtoyer possédait la capacité de se montrer humble devant autrui, autant les autres hommes que les femmes. Si les nobles ont des soifs de reconnaissance, de grandeur et d'expansion, les paysans s'insufflent le droit à la seule chose qu'ils peuvent contrôler: les femmes. Trop souvent avais-je été témoin d'actes répréhensibles sans pouvoir intercéder en faveur de la pauvre épouse bafouée. N'était-ce pas coutume de mater toute tentative un brin rebelle de la femme de s'émanciper de cet étouffant devoir d'épouse? Mon propre mari ne pouvait pas comprendre que je m'intéresse de si près à sa politique, aux affaires du domaine ainsi qu'aux décisions stratégiques concernant les positions de Breens Ganmor. Il n'était pas mal intentionné, simplement incrédule et désabusé comme les siens. Ce qui me plaisait davantage chez les Emery et Alphédor de ce monde, c'est qu'ils m'insufflaient des ailes, s'excitaient de voir une femme entreprenante plutôt que soumise. Jamais aurais-je obtenu le plaisir de goûter au plaisir de la chair dans sa véritable forme sans avoir forcer le Destin, j'en suis intimement persuadée. N'était-ce pas la raison pour laquelle la destinée me poussait vers les terres de Warminster, où je croisai comme premier habitant de ces lieux le chevalier Percereth? Moi qui m'était fait violence à regarder mon reflet dans la glace afin de me préserver de céder à mes élans d'irrévérence, me voilà à faire face à l'un de ses plus convaincants tributs...

    « Si c'est de l'orgueil de prétendre être le sauveur de votre vie, madame, alors soit, je suis coupable ». Le chevalier avait fier allure sur son cheval, cela me parut regrettable de ne pas avoir ma propre monture à portée de main. Cela aurait sans doute paru déplacé à la plupart des hommes, peut-être même pour Alphédor, mais j'aurais pris grand plaisir à chevaucher à leur façon rustre et masculine de maîtriser de si nobles créatures. Le seigneur de Warminster avait gagné en maturité, en confiance, et même paraissait-il plus tourmenté. Les hommes sont tourmentés, encore sont-ils incapables de l'admettre franchement. Je me contente donc de conserver pour moi cette constatation, me penchant légèrement le buste en guise de remerciement courtois « Il se pourrait que, dans mes comptes, je vous sois redevable dans ce cas, monseigneur ». Passant la main dans ma chevelure, replaçant soigneusement ma natte sur mon épaule, je finis par retrouver le regard du chevalier alors qu'il reprend la parole « Si vous croyez au hasard, madame. On dit qu'il fait bien les choses ». Un léger rire s'échappe d'entre mes lèvres. Si seulement il n'était pas si facile d'initier un jeu dangereux avec Alphédor, les choses auraient été bien différentes, mais l'homme étant au moins aussi doué que moi avec les mots, chaque petite phrase voulait en dire tellement plus... « Je ne peux vous contredire, chevalier. Il semble que les vents portèrent aux bonnes oreilles notre embêtement, à mes dames et moi ». Il me sembla normal de désigner mes suivantes à cette instant, sachant pertinemment que ces dernières m'étaient entièrement dévouées. J'étais cependant réticente à me montrer franchement discourtoise en présence de Constance, qui n'avait pas tout à fait effectuer ses preuves pour me prouver une loyauté indéfectible. C'est donc ainsi que je fis signe au seigneur de Warminster à la fois ma compréhension de ses inquiétudes et un profond amusement. Ce dernier, scellant ces non-dits, s'approcha pour baiser mes doigts. Mon regard rivé sur la bouche du chevalier qui frôla de ses lèvres ma chair, à un endroit nettement plus convenable qu'il eut pu faire précédemment. Un très léger, quoique perceptible, frisson traversa mon échine. Ma bouche s'était asséchée sans crier gare également, de quoi me causer un léger mécontentement « Si tel est votre bon désir madame, je ne saurais y échapper. Permettez-moi de vous offrir, à vous et votre escorte, l’hospitalité à Warminster. Vous devez sûrement être lasse du voyage et désirer vous isoler pour prendre quelque repos ». Je fis signe à Francesca et à Constance de s'approcher, murmurant à l'une l'autre de ne simplement se parer de ces quelques précieux objets de voyage que je ne comptais pas laisser glisser entre les doigts des chevaliers de ces lieux pour les moins rivaux avec ma propre bourgade pour cause politique. Cela se résumait à quelques bijoux et lettres, qu'elles plongèrent dans leur robe et leur corset. Je me retournai vers Alphédor, faisant de nouveau la révérence de rigueur en ce moment. Lui tendant la main, l'invitant à me faire monter derrière lui, ne lui offrant guère d'autres choix que de me ramener contre lui sous peine d'extrême impolitesse. À la limite, j'osai espérer qu'il prenne ça d'un bon côté, je ne comptais pas chevaucher aux côtés de n'importe qui « C'est une offre extrêmement généreuse de votre part, chevalier. Mes dames et moi vous sommes reconnaissantes d'une si grande générosité ». Lui adressant un fin sourire, plus révérencieux cette fois, plus raisonnable, chose peu fréquente quand il est question de se retrouver près de monsieur « Sommes-nous loin de votre seigneurie? Si j'ai l'habitude de ces selles inconfortables, ce n'est pas le cas de mes suivantes... ». Honnêtement, le temps a passé à me tenir contre le chevalier, même avec une armure faisant barrage à son corps, m'inquiétait légèrement. N'était-ce pas pur tentation que de se tenir si près, alors que la morale hurlait de m'en tenir éloigné?
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyDim 19 Aoû - 21:19

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Son regard, son rire, le simple fait de la voir sourire.. Je sentais des frissons déferler dans tout mon corps. L'adrénaline me montait à la tête, me rendant fiévreux. Je sentais les battements de mon coeur s'accélérer, comme si je courrais. J'avais bien du mal à me contrôler, lorsque les souvenirs de nos étreintes m'assaillaient avec force. Etait-elle une sorte de sorcière pour m'ensorceler de la sorte? Elle savait pertinemment l'effet qu'elle avait sur moi, et pourtant elle continuait. Ce jeu me faisait souffrir autant qu'il me plaisait. Je décelai un parfum lilas envoûtant lorsque je me penchais pour baiser sa main. Ne pouvant la toucher, je maudissais en silence ses dames, incapable de trouver une autre raison pour cela. Elle était si belle, si vive. La façon qu'elle avait de me regarder, son regard plein de sous entendu, plein d'envie. Ses cheveux qu'elle ramenait sur son épaule. Tous ces détails me poussaient droit vers la luxure. Je la vis rire et me répondre, mais plus rien de ce qu'elle pouvait me dire n'avait d'importance. Je n'avais plus qu'une seule envie, celle de retrouver les tendres et interdites sensations que nous avions partagées, il y a de cela trop longtemps.

Mais dans le temps présent, c'était impossible. Je posais mon regard sur elle à nouveau, voyant son sourire et entraînant le mien. Elle s'approcha de moi, et me tendit sa main. « C'est une offre extrêmement généreuse de votre part, chevalier. Mes dames et moi vous sommes reconnaissantes d'une si grande générosité. » Oui, c'était cela. De la générosité. Je ne la quittais pas des yeux, même en la faisant monter derrière moi. Si j'avais pu, j'aurai retourné ma tête complètement pour mieux la contempler. Sa tresse frôla mon visage, provoquant une bouffée de chaleur en moi. Elle s'installa confortablement, enfin aussi confortablement que l'on pouvait l'être sur une selle pour deux, puis m'adressa la parole. Les dames d'Erica Southminster se firent escorter par les quelques gardes que j'avais emmené avec moi. « Sommes-nous loin de votre seigneurie? Si j'ai l'habitude de ces selles inconfortables, ce n'est pas le cas de mes suivantes... » D'un geste, j'intimais aux gardes de descendre de cheval pour laisser à ces dames la selle complète. J'étais un chevalier, et parfois, cela avait du bon. Les gens obéissaient sans faire d'histoire. Je claquai ma langue contre mon palais, permettant à ma monture de comprendre que nous partions. Son parfum m'envahissait avec une force si puissant qu'elle m'aurait désarçonnée. Je m'agrippais à mes rênes et serrait la mâchoire. Je lui répondis enfin, lorsque j'en trouvais la force. « A quelques minutes de cheval à peine, madame. J'espère que cette... chevauchée ne vous est pas trop inconfortable. J'imagine que vous ne vous attendiez pas à quelque chose de la sorte en vous levant ce matin. » Deux sens. Elle ne s'imaginait pas me voir, et elle ne s'imaginait pas partager une "chevauchée" de ce genre. Les sous entendus étaient notre royaume. Elle en était la reine. Ayant pris un peu de distance par rapport au reste du cortège qui avançait plus lentement, je me permis de lui glisser, penchant légèrement ma tête. « Je suis navré de ne pas pouvoir vous mettre plus à l'aise, madame. Arrivons au plus vite, que vous puissiez vous débarrasser de cette inconvenance. » Je pouvais paraître impatient, orgueilleux, voire passer pour une ordure complète. Elle savait que je n'étais pas comme ça. Elle ne me connaissait pas, mais nous avions dépassé ce stade trivial. L'attraction que j'avais pour elle ne cessait de gravir des échelons, me rendant inconfortablement assis. Grands dieux, elle valait chaque minute du péché que nous avions commis.
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyDim 19 Aoû - 22:03

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    J'aurais aimé être une dame complète, simple et soumise. Il m'aurait plu de me suffire des enseignements de mon père ainsi que des manières que m'a inculquées ma mère. Il n'en était pourtant rien. J'avais besoin de vivre tout plus intensément, de voir plus loin que le commun des mortels et surtout plus loin que le petit duché dans lequel on me condamnait à être la femme d'un homme qui avait un univers bordé de limites. Je ne supporte pas l'enfermement physique, mais c'est celui psychologique et intellectuel qui me brise le plus. Ce que j'avais à apprendre et à acquérir à l'intérieur des murs de ma demeure consommé, j'en désirais plus, j'avais une soif insatiable de connaître autre chose, d'autres gens, acquérir de nouveaux savoirs. Cela, je l'avais confié à mon mari, un soir, sur la couche, une fois qu'il fut repu et satisfait de la seule chose qu'il semblait avoir envie de moi. Il n'avait pas compris, comment Dieu l'aurait-il pu? Il se satisfaisait de son vin du duché voisin, de ses chasses avec une poignée d'hommes pour exorciser la pratique de la politique et de la stratégie durant le jour. De cette déception, j'avais acquis l'intime conviction que je devrai faire en sorte de provoquer les choses, et Dieu m'entendit, ou le diable, je n'en sais rien. J'avais ainsi croiser le regard d'Alphédor Percereth, chevalier et seigneur de Warminster. À ce moment précis, il en était fait de ma vertu et de mon honneur, à lui j'avais confié mon corps pour qu'il lui fasse connaître autre chose. Ce qu'il fit délicieusement bien, d'ailleurs.

    Le regarder était une douce torture, plus agréable que cruelle pour tout dire. Le simple fait de le savoir là, à proximité, m'offrant asile et hospitalité avait le don de me faire douter de moi, et je m'en délectai franchement. Ce chamboulement qu'il causait à même mes tripes m'enivraient à la façon de ces hommes qui noient leur chagrin dans la bière et avec les filles de joie. Hormi que le chevalier était plus savoureux que la bière des comtés, et certainement plus noble dans cet art qu'il maîtrisait bien qu'une prostituée. Me retrouver contre lui, son dos contre ma poitrine, sa nuque perçant à travers la lourdeur de son armure. Comment diable un homme supportait-il une telle charge, comment pouvait-il marcher sans suffoquer sous cette coque qui retient chaleur et froid? L'envie de le toucher, même du bout des doigts, me tracassait de façon irrépressible. Il était inhumain de se retrouver si près quand on se désire si fort. Enfin, le pas de son cheval me ramena brusquement à la réalité, plus rustre que celui de Stuart, mon propre destrier. Je n'avais guère eu l'occasion, précédemment, d'exécuter une chevauchée en tandem avec quelconque monture d'ailleurs. Je regardai, amusée, la difficulté avec laquelle Constance grimpa sur le cheval, mal à l'aise, visiblement. Francesca, elle, ne subit pas de contrecoup, me dévisageant d'un drôle d'air. Je lui soupçonnai des dons de voyance, ou un sixième sens, alors je lui demandai des yeux de taire cet instinct. Je savais d'emblée que je jugeais mal les risques calculés quand il était question d'homme. De cet homme, tout particulièrement. C'était plutôt fortuit que de s'adonner au plaisir de la chair dans le dos de geôliers, postés à proximité de la cellule du chevalier, maintenu pour discorde politique « A quelques minutes de cheval à peine, madame. J'espère que cette... chevauchée ne vous est pas trop inconfortable. J'imagine que vous ne vous attendiez pas à quelque chose de la sorte en vous levant ce matin. ». Ramenant ma poitrine contre l'acier de son armure, celle-ci glacée faisant frissonner la peau de mon décolleté en contact avec cette dernière, je lui répondis, regardant l'horizon par-delà son épaulette « Vaut mieux une selle qu'un froid dallage, monseigneur, puis je me sens rassurée en votre présence, rien de mal ne semble pouvoir m'arriver. C'est agréable comme sensation ». Un léger sourire s'esquissa à la commissure de mes lèvres, tandis que je reculai légèrement mon visage, respirant la brise qui me happa au même moment. Le vent porta les effluves de son parfum, de la sueur et du boisé. Le mélange était, à mon sens, hautement aphrodisiaque. Ressentit-il la même chose pour brusquement se détacher de notre escorte? « Je suis navré de ne pas pouvoir vous mettre plus à l'aise, madame. Arrivons au plus vite, que vous puissiez vous débarrasser de cette inconvenance. » J'éclatai d'un rire franc, doux et léger. Ce genre de rire que tue mes séjours prolongés sur les terres de monsieur mon mari. Ma paume se glissa sous son bras, se déposant un instant sur le poitrail du chevalier, à la hauteur de son coeur « Il est évident que ma tenue n'est pas adaptée à ce genre de chevauchée en si agréable compagnie, monseigneur. Ne vous en déplaise, plus léger cela peut être, mieux ce sera ». Cette paume revint se poser sur ma cuisse tandis qu'un peu plus loin, le pas des hommes du seigneur de Warminster se rapprochaient. Reprenant mes distances autant que possible, je souffle un murmure au vent « Ralentissez votre pas, monseigneur, je ne réponds plus de mes doigts dans le cas contraire... ».
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Alphédor Percereth
Alphédor Percereth
CHEVALIER DE WARMINSTER
∞ Profession : Chevalier et seigneur de Warminster
∞ Printemps : 23 ans
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyDim 19 Aoû - 22:47

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I want to reconcile the violence in your heart I want to recognize your beauty's not just a mask I want to exorcise the demons from your past I want to satisfy the undisclosed desires in your heart

Douce torture, frêle satisfaction. Bien des mots pouvaient décrire comment je me sentais, comment elle me faisait me sentir. Son parfum, le même que lors de cette nuit-là, où elle m'avait délivré de bien des façons, faisait tourner mes sens. Je fermais les yeux un instant, la revoyant se donner à moi, corps et âme, plutôt corps que âme d'ailleurs. Sa peau pâle, telle de la porcelaine, douce, chaude et électrique en même temps. L'excitation d'être découvert, de faire quelque chose d'interdit avait donné à notre étreinte un goût différent, plus sucré, plus aphrodisiaque encore. Si je m'abandonnais à ce souvenir, je risquais fort de perdre tout contrôle. Je décidai de rouvrir les yeux, au moment où elle me répondit de sa voix claire. « Vaut mieux une selle qu'un froid dallage, monseigneur, puis je me sens rassurée en votre présence, rien de mal ne semble pouvoir m'arriver. C'est agréable comme sensation » Rien de mal ne lui arriverait, tant qu'elle le voudrait bien. Je pouvais être qui elle voulait, ce qu'elle voulait. Pour elle, les portes de l'Enfer s'étaient ouvertes, pour elle, je les aurais franchies volontairement. Lorsque je m'excusais qu'elle n'ait pas de vêtements plus appropriés pour voyager, elle éclata de rire. Je crois que jamais je ne l'avais vu rire. C'était beau. Elle se pencha vers moi. Malgré l'armure, c'est comme si ses formes s'imprimaient dans le métal froid, y laissant un déformation tiède. Je pris une inspiration, qui fut difficile à prendre, et buvais ensuite ses paroles.

« Il est évident que ma tenue n'est pas adaptée à ce genre de chevauchée en si agréable compagnie, monseigneur. Ne vous en déplaise, plus léger cela peut être, mieux ce sera » Ces paroles me firent vibrer de la tête au pied, surtout lorsque je sentis sa paume se promener le long de mon dos pour arriver jusque sur mon coeur. Je fermais les yeux un instant, tentant de reprendre contrôle de moi-même. Quelle traitrise de tenter un homme de la sorte! Elle était désirable, et elle le savait. Le mélange des deux donnait une image qui s'imposait à moi, à en faire rougir les plus fervents avalonniens malgré leurs moeurs assez libres. Sa main se déplaça jusqu'à aller sur ma cuisse. Ma respiration se bloqua. Je n'entendais plus rien mis à part les battements effrénés de mon coeur, tamponnant fermement contre mes cotes. Elle retira sa main, et j'esquissais un mouvement pour la rattraper. « Ralentissez votre pas, monseigneur, je ne réponds plus de mes doigts dans le cas contraire... » J'hésitais à le faire. Je pourrais oublier ce qu'elle venait de dire, prendre un peu d'élan et bifurquer dans la forêt. Je pourrais me damner une nouvelle fois, blasphémer sous ses caresses. Oublier tout le reste. Juste elle et moi. Comme au bon vieux temps. Je tournais ma tête, juste assez pour sentir son souffle sur mes lèvres. « Peut-être devriez-vous les laisser faire, madame. Il ne faut pas lutter contre l'instinct. » Je dus me faire violence pour ne pas m'écouter, et c'est avec une frustration mal dissimulée que je serrais les mains autour des lanières de cuir. Je tirais légèrement pour ralentir mon cheval, et revenir à l'allure qui nous permettait de rester proche du convoi. Avant qu'ils ne nous rejoignent, je lui soufflais à nouveau, déboussollé. « Un mot de vous suffira. » J'étais entre ses mains, à sa merci. Elle pouvait prétexter un malaise, prétexter un animal sauvage qui fait peur au cheval, prétexter n'importe quoi. Tout et n'importe quoi. Pourvu que nous soyons réunis, dès que possible. Ou bien elle pouvait attendre sagement notre arrivée à Warminster. Elle avait les cartes, absolument toutes les cartes.
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Erica Southminster
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PRINCESSE DE SOUTHMINSTER
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyDim 19 Aoû - 23:46

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    Il était étrange de se sentir aussi auprès d'un homme qui cause à chaque instant un peu plus sa perte. S'il en venait aux oreilles de mon mari que sa femme puisse chevaucher avec un homme, qui plus est n'embrasant pas les mêmes allégeances politiques que lui, ce ne serait pas pour mon plus grand plaisir. Si la nature profonde de nos rapports lui était soufflé par quelconque espion, il en serait foncièrement contrarié. Autrement dit, ma tête retournerait dans un coffre à ma famille, entre les mains d'Arnaud et d'Amaryllis. Mon frère n'était pas un sage, ni même un combattant, alors se contenterait-il de présenter ses excuses au nouveau veuf en s'excusant qu'on lui ait présenté pareille bâtarde. Mon frère n'était pas un homme forgé pour régner en seigneur sur ses terres, en cela père avait été clair, pourtant il était son seul fils vivant et donc son unique héritier. Désolant est ce régime patriarcal où l'homme possède toute la place. Quoi qu'il en soit, les jeux n'étaient pas faits, et si je jouais avec hardiesse avec mon adversaire retrouvé, il était en mon pouvoir de tout arrêter, même définitivement. Un mot à dire, et il ne me toucherait plus jamais. Alphédor possédait ces qualités chevaleresques qui font d'un homme un homme de paroles. Malheureusement, lui couper tout accès à ma chair était singulièrement la dernière chose dont j'avais envie. Oh, comme il était difficile de résister à la tentation, de maîtriser ses envies et de vaincre ses caprices. Si seulement le prix à gagner à céder au péché de la chair en compagnie du seigneur de Warminster n'était pas si tentant, si agréable, si grisant...

    Le cheval continuait de trotter doucement sur la route parsemée de gravats. Je devinais le regard de Francesca, au loin, brûler mon échine. Elle me connaissait depuis ma tendre enfance, autant dire qu'elle savait tout de moi. Ou presque. Ce que je ne lui soufflais pas à la confidence, elle le lisait dans mon âme, à travers mon regard. Je ne saurais lui mentir, ni même la manipuler pour croire à ces derniers. Elle était mon rempart, mon roc, la personne sur laquelle je me sentais à l'aise de pleurer sur mon sort en des temps malheureux, quand mon mari me montait comme une bête ou que je m'apitoyais sur le sort d'une femme au village qui avait été battue, une fois de plus, par son ivrogne de mari. Je la savais deviner à travers mes gestes que j'étais sans doute un peu trop familière avec le chevalier Percereth, qui plus est seigneur de Warminster. Le vent portait à mon oreille son avertissement, mais je ne sus l'écouter au bon moment. Dès que ma paume se déposa pour deviner la chair se cachant sous l'écorce d'acier, je me sentis défaillir. N'était-ce donc ça, le véritable, l'impétueux, l'incontrôlable désir? Comme il serait bon de ressentir cela pour le prince de Southminster, mais il n'en était rien. Pas un grain de ce qu'il me faisait vivre sur ma couche se comparait à ce jeu de séduction dans lequel je me retrouvais avec Alphédor Percereth. J'en allai jusqu'à en avertir l'homme, quitte à me faire rabrouer à mon tour. Dommage que le seigneur de ces terres fut autant friand de ma chair que je pouvais l'être de la sienne « Peut-être devriez-vous les laisser faire, madame. Il ne faut pas lutter contre l'instinct » . Je le dévisageai pendant un instant, mon regard glissant sur sa mâchoire, ses lèvres, la veine dans son cou qui battait de plein fouet. C'était si bon de péché, c'était si bon de le faire avec lui. Se priver était un pur et dur dérivé de la torture. Alors que je pesais le pour et le contre, entendant l'ange et le démon sur mes épaules débattre, le chevalier me força la main en ralentissant à ma demande. Le maudissant silencieusement, il en vint quand même à cet ultime invitation à la débauche se camouflant sous des mots apparemment innocents « Un mot de vous suffira » . Mon coeur battait la chamade, mon souffle était court et mon regard un brin fou. Écouter la raison, la conscience, ou son coeur. Cela devait être criminel de se consumer de désir pour un homme, sa condamnation serait de réchauffer ma couche jusqu'à ce que je n'en puisse plus, incapable de tenir debout. C'est ainsi que le choix s'imposa de lui-même alors que je poussai un cri de surprise, me mettant à chercher à travers les plis de ma robe, allant jusqu'à tâter mon corset. Je retins mon amusement, puisque s'étant subitement arrêté, le seigneur de Warminster était témoin de la scène « Ma broche, pour l'amour de Dieu, ma broche! ». Me redressant du cheval, troublant mon équilibre, je continuai mon manège, palpant ma peau, secouant le tissu de mes vêtements « Monseigneur, je n'ai plus cette précieuse orfèvrerie que mon mari m'a offerte pour mes vingt ans. Je la portais ici, contre mon coeur » dis-je en posant la paume sur ma poitrine. Le cheval, mécontent de voir son équilibre troublé, se rabroua légèrement, me faisant pratiquement perdre l'équilibre, me donnant l'air d'autant plus désarçonnée et troublée que je voulais bien paraître.
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Alphédor Percereth
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyLun 20 Aoû - 15:05

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Dire que mon cœur battait fort n’était qu’un doux euphémisme. La sentir contre moi, si près de moi me faisait perdre la tête. Son parfum mêlé à l’odeur de ses cheveux, son souffle sur ma joue, dans mon cou. Je ne la voyais pas, et pourtant j’avais l’impression que son regard était sur moi, me brûlant à son passage. La fièvre m’aveuglait presque, j’avais du mal à respirer. La tension de nos deux corps, pressés l’un contre l’autre me rendait fou, sans que je ne puisse y remédier. Plus que quelques pas. Cela ne pouvait pas être si difficile finalement. Cela n’aurait pas du l’être. Il était dans notre nature de désirer l’autre, surtout lorsque l’autre était mince, élancée, aux yeux clairs et aux cheveux blonds. Elle me rappelait un peu ma sœur parfois, dans l’attitude qu’elle avait, de pétiller. Même si une scène de ce genre était à jamais proscrite avec Adelosa. Si les mots que j’avais eu pour Erica m’avaient fait vibrer, je regrettais presque de les avoir prononcés. Si elle trouvait un moyen, un moyen simple, un moyen ridicule, n’importe quoi qui puisse me précipiter entre ses cuisses, alors plus rien ne pourrait nous arrêter. Le soleil m’était inconfortable à présent, je ne vivais plus que dans l’attente de ses quelques mots qu’elle pourrait prononcer, mots qui nous liraient une nouvelle fois. Désirer quelqu’un de la sorte… C’était presque pervers, impardonnable. Il n’y avait pas de plus grand péché que la luxure, l’adultère dans son cas. Le désir que nous avions l’un pour l’autre avait beau être des plus naturels, il était contre nature dans notre société. En partant de ce paradoxe dans ce monde qui était le nôtre, plus rien ne valait la peine d’être discuté. Son silence me torturait, alors que chaque pas du cheval nous rapprochait d’une délivrance certaine, mais si lointaine !...

Soudain, je la sentis s’agiter, bouger. J’arrêtais de conduire notre monture, attentif à ce qu’elle faisait. Elle s’exclama qu’elle ne retrouvait plus une pièce d’orfèvre, une broche que son mari lui avait offert. Ainsi donc, mes paroles avaient trouvé leur chemin. Le cheval s’était à présent arrêté, et le reste du cortège à nos côtés. Les dames d’Erica se regardèrent, je ne sus dire si elles y croyaient, mais aucune ne bronchait. Pour ma part, je tentais de cacher mon sourire, et affichais une tête de circonstances. A mon tour, je m’exclamais, faisant faire volte-face à mon destrier. « Une pièce si précieuse à vos yeux, madame ! Je suis navré qu’elle ait trouvé son chemin à l’écart de vos mains aimantes ! » Le regard de ses dames m’interloqua un moment, mais je n’en tins pas compte. Je repris, tournant légèrement ma tête vers Erica. « Laissez-moi vous aider, madame. Vous voir aussi agitée me rend nerveux ! » J'étais nerveux. Mais pas pour les mêmes raisons. Je me tournais vers mes gardes, leur laissant des directives. Ma voix tremblante cachait mal mon excitation, mais je la déguisais du mieux que je pouvais. « Raccompagnez ces dames à Warminster. Je vais aider madame dans sa recherche. Il faut ratisser le terrain, cela peut prendre un peu de temps. Ne vous retournez pas. » Il me parut qu’ils acceptèrent bien vite et sans poser de question. Mais peut-être était-ce parce que j’avais confiance de franchir la limite de l’autorisé. Je les regardais s’éloigner, poussant légèrement mon cheval sur le chemin que nous venions de parcourir. Je me retournais au bout d’une minute, et lorsqu’ils disparurent, je faisais bifurquer l’animal d’un coup brusque de rênes. Nous retrouvant dans les bois. Je le laissais avancer un peu, puis je le stoppais, et je passais ma jambe par-dessus l’encolure de la bête pour mettre pied à terre. Je posais mes mains sur les hanches de la jeune femme et je la tirais au sol. Je me collais à elle, la faisant reculer jusqu’à l’écorce d’un arbre. « Enfin seuls ! » lui susurrais-je à l’oreille en un souffle.
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyLun 20 Aoû - 17:25

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    Il était incroyablement risqué de céder ainsi à ce besoin capricieux de l'approcher, de caresser du bout des doigts la peau du seigneur de Warminster, de presser ses lèvres contre les miennes ou les sentir parcourir ma nuque d'une myriade de baisers pressés et brûlants de désir. Il semblerait que j'avais un penchant prononcé pour le danger, ou du moins pour prendre la chance de tout perdre. Il n'y a pas à dire, Alphédor Percereth a le don d'enflammer mes passions, quitte à user de mes talents de comédienne afin de renforcer l'effet recherché. Je savais mentir, c'était un art essentiel pour les femmes de notre époque, surtout celles possédant le plus infime titre de noblesse. Je savais manipuler, je savais jouer des gens. Je n'en usais pas tout particulièrement, sauf dans ces moments clés où il est essentiel de savoir comment obtenir ce que l'on veut, même si cela veut dire confondre des étrangers au passage. Francesca sembla être celle qui se renfrogna le plus par-rapport à la comédie que j’offrais aux hommes du chevalier, nous lançant un regard entendu, et me fronçant les sourcils. J'avais laissé derrière moi des effets personnels, on ne pouvait guère tout prendre à dos de cheval, mais une broche avec une si grande valeur n'aurait jamais échappé à ma vue plus de quelques minutes à peine. Ce faciès ne s'affichant que quelques infimes secondes, le temps de me lancer son avertissement, après quoi elle opina de la tête, suivi de Constance qui acquiesça à son tour. Elle était ma conseillère à ses heures, mais je n'avais pas besoin de son avis quand celui-ci ne m'était point utile. Pouvait-elle vraiment croire que j'avais planifié une rencontre fortuite avec le seigneur de Warminster? J'ignorais jusqu'à notre passage au coeur de ses terres afin de rejoindre notre destination. Devinait-elle dans mon regard cette lueur malicieuse qu'elle avait déjà surpris lors d'un retour dans mes quartiers cette dernière danser à la suite d'un entretien avec Emery? Peut-être, ou sans doute le suspectait-elle seulement. Protectrice, plus comme une mère que comme une soeur, il me sembla évident que je me confondrais à insister à la convaincre d'un regard que tout allait bien et que rien ne nous arriverait, à elles et à moi. Elle veillait sur Constance, également, à sa manière. J'eus cependant l'occasion de détourner les yeux, légèrement déboussolée par le cheval, entendant le chevalier se glisser dans son rôle de grand homme...

    « Raccompagnez ces dames à Warminster. Je vais aider madame dans sa recherche. Il faut ratisser le terrain, cela peut prendre un peu de temps. Ne vous retournez pas ». C'est par ces mots que se conclut notre périple en compagnie de mes suivantes et de ses hommes. Ces derniers procédèrent sans broncher, saluant le chevalier et continuant ainsi leur route. Je les regardai s'éloigner, une pointe d'inquiétude perçant à travers ce désir impie que je ressentais pour l'homme contre lequel je me trouvais étroitement coincé par la selle de sa monture. Ils ne se retournèrent pas, pas une seule fois, c'était remarquable qu'ils se montrent aussi dociles vis-à-vis d'un homme, d'un chevalier et seigneur aussi jeune. Je ne doutais pas des talents de soldats du seigneur, bien au contraire, mais il était plutôt grisant de le voir commander sa poignée de combattants et de les savoir obligés à lui de la sorte. Le temps parut extrêmement long jusqu'à ce qu'ils disparaissent de l'horizon. Mon coeur battait rapidement au creux de ma poitrine, et je soufflais doucement, malgré un souffle court. Le moment où les convenances perdraient leur rigueur arrivait à la fois si vite et si lentement à la fois que je n'y crus à peine lorsque Alphédor descendit du cheval, m'attrapant par la taille pour me ramener à mon tour au sol. Son souffle s'entremêlant au mien, je relevai légèrement mon menton pour lui faire face, un sourire malicieux s'y étant frayé un chemin. Mes paumes se déposant sur les siennes, toujours gantelés, son regard illuminé par le désir qui s'y cachait, pouvant enfin se consumer librement « Enfin seuls ! ». Mon dos heurta l'écorce d'un arbre, ainsi lâchais-je un léger cri de surprise. Plus grisée qu'autre chose, je déposai ma main contre les contours de son visage, descendant mes doigts jusqu'à les poser sur ses lèvres « Un juste retour des choses, messire, de me retrouver à votre merci sur ces terres qui vous appartiennent... ». Approchant mon visage du sien, ce sont mes lèvres qui succédèrent à la pulpe de mes doigts au coin de sa bouche, glissant contre sa mâchoire « Dois-je me considérer comme la bienvenue, monsieur, sachez seulement que les étreintes locales sont nettement plus plaisantes que celle de mon duché ».


Dernière édition par Erica Southminster le Lun 20 Aoû - 21:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyLun 20 Aoû - 18:29

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La dernière fois, nous étions sur ses terres. J'étais prisonnier, même si c'était un grand mot sans doute, politique, qui plus est. J'avais été envoyé pour rallier les Southminster à la cause de Leodelant, sans grand succès paraissait-il. Elle m'avait charmé, m'avait attiré dans ses pièges une nuit. Me visitant dans mes appartements, elle m'avait clairement montré ce qu'elle voulait. Ses yeux en disaient long, son corps en disait long. Dans notre étreinte, plus rien n'avait l'air d'avoir de l'importance, juste elle et moi. C'était aussi simple que ça. Et plus rien n'était vrai que ce désir insatiable, naturellement passionné. Les choses s'étaient faites naturellement, je m'en souvenais comme si c'était hier. Et alors que plus jamais nous pensions nous revoir, là voilà, aujourd'hui. Etait-ce un espèce de test? Une épreuve, envoyée par Dieu, pour nous tester, nous former contre le péché de la chair? Je n'en savais rien. Je n'avais jamais été du genre religieux de toute façon. Grand bien me fasse.

Elle avait poussé un cri lorsqu'elle avait heurté l'écorce de l'arbre. Ses mains s'étaient promenées sur mon visage. J'avais enfoui ma tête dans son cou lorsqu'elle m'avait adressé la parole. « Un juste retour des choses, messire, de me retrouver à votre merci sur ces terres qui vous appartiennent... » Sa voix vibrante me donna un frisson qui remonta lentement le long de mon échine. Passant une main dans son cou, je me pressais contre elle, elle contre moi, accolée à l'arbre. Ses doigts laissèrent place à ses lèvres sur les miennes, et je scellais ce contact en un baiser enflammé qu'elle rompit pour prendre la parole. « Dois-je me considérer comme la bienvenue, monsieur, sachez seulement que les étreintes locales sont nettement plus plaisantes que celle de mon duché » Je ne pus m'empêcher de sourire à ces paroles. Je l'embrassais à nouveau, puis portais mes mains à son corset. Je tirai la ficelle, d'une main experte, mais tremblante. Je lui répondis, le souffle court. « Un juste retour des choses en effet. Je me dois de vous rendre l'hospitalité que vous m'avez témoigné, lors de notre dernière rencontre... » Maudites ficelles! Je la soulevais de terre et la plaquais contre l'arbre, laissant ma main remonter lentement le long de sa jambe. Sur sa chaussette blanche, pure comme l'innocence, puis le genou, la cuisse. Je continuais à la couvrir de baisers, sentant l'excitation me gagner au fut et à mesure que les secondes passaient. La cuisse, sa peau si douce. Ma main remonta lentement, jusqu'à décrire la courbure de ses fesses, et remonter un peu dans son dos. Je m'emparais une nouvelle fois de ses lèvres. J'avais l'impression que mon coeur allait lâcher. Etait-ce une épreuve finalement, un test? Si c'était le cas, j'avais échoué. Et je n'avais jamais autant eu envie d'échouer.
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MessageSujet: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyLun 20 Aoû - 22:07


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    [...] sicut et nos dimittimus debitoribus nostriset ne nos inducas in tentationem sed libera nos a malo, Amen. Combien de fois avais-je pu répéter le Pater Noster pour me livrer à céder à une tentation plus grande que cette foi pieuse que l'on avait échoué à m'inculquer. Oh, je croyais en Sa divine grandeur, Sa miséricorde, encore le devais-je pour tenter de sauver mon âme de ces manquements à mon devoir de fidélité envers mon mari. Je portais, en toute circonstance, un fin pendentif arborant le symbole de la religion catholique, une délicate croix qui montait et descendait au rythme de ma respiration. Cette dernière était définitivement plus saccadée qu'à l'habitude, tout comme les battements effrénés de mon coeur. Ce que je faisais, ce que nous faisions était interdit, proscrit par la loi divine, ce plaisir de luxe et d'adultère dans mon cas. Pourtant, je me damnerais encore et encore sous les doigts experts du seigneur de Warminster, bien que j'eus cru ne jamais avoir affaire à lui de nouveau. C'était un coup bien bas du Destin de m'octroyer l'occasion de céder à mes bas instincts, à cette intime étreinte qui ressemblait à une danse, laissant l'un et l'autre faire son pas et la mener à son tour. C'est ainsi que son visage s'enfouit au creux de mon cou, alors que je frissonnai de plaisir de sentir son souffle chatouiller ma peau de nouveau, frissonnai de ce plaisir retrouvé de me retrouver coincé contre lui, mon corps répondant à sa gestuelle, s'accordant avec son incapacité à se maîtriser, rendant l'étreinte presque maladroite, tellement elle se faisait dans la hâte que l'on embrase ce désir impétueux qui ne s'était pas gêné de renaître, même des mois plus tard, même pour ne s'être connus réellement qu'une seule nuit...

    La douceur de ses lèvres. Ces baisers impétueux, imprudents et brusques qui me charmaient encore et encore, cédant sous ce désir brûlant consumant tout sur son passage, à commencer par l'intégrité et la prudence. La forêt, en plein jour, sur des territoires parsemés de route et de chasseurs n'était pas ce que l'on appelle un nid parfait pour éviter les indiscrétions, et pourtant, des suites d'un énième baiser, ses mains impatientes se heurtèrent à la complexité d'un corset. Je le regardai faire, mordant ma lèvre inférieure, sachant pertinemment qu'il s'agissait là de l'obstacle majeur entre ce moment précis et celui où je me retrouverai braquée contre sa propre chair nue, chaude, brûlante, à pouvoir caresser du regard sa silhouette musclée, son teint plus gorgé de soleil, la force dans ses bras, cette même force qui me tient près, tellement près, si près que son souffle et le mien fusionnent « Un juste retour des choses en effet. Je me dois de vous rendre l'hospitalité que vous m'avez témoigné, lors de notre dernière rencontre... ». Mon dos se heurta de nouveau contre l'écorce, écorchant légèrement ma nuque, tandis que je ne touchai plus terre que par l'intermédiaire du seigneur Percereth. Ses caresses plus entreprenantes, ses baisers plus fiévreux, j'étais littéralement en train de m'enflammer moi-même sous cette hardiesse qu'il était le seul à posséder. Incapable de rester en retrait, j'enfonçai ma paume dans sa chevelure, ramenant son visage contre le mien pour lui faire goûter à sa propre médecine, arquant mon corps contre le sien, me retenant contre lui de cette main libre qui s'accrocha à son épaule. Le corset semblait céder lentement, mais surement « Vous êtes, monseigneur, près de surpasser l'hospitalité des Southminster ». Reprenant mon souffle, mordillant sa lèvre avant de renvoyer mon visage vers l'arrière, les pommettes rougies, les lèvres gonflées de ces baisers passionnés, je lui adresse un sourire avant de me pencher de nouveau près de son oreille « Coordonnez vos doigts pour que saute ce corset rapidement, monsieur, je trépigne d'une impatience que je ne me connaissais pas ». Cela n'améliora pas la dextérité, au contraire, sa réponse consista à rapprocher sa main du haut de ma cuisse, agrippant davantage ma chair dans sa paume. Cependant, cela aurait pu se conclure autrement qu'un cor signifiant le début d'une partie de chasse dans les environs. Nous sursautâmes tous les deux. Les trots d'un cheval empressé semblait avancer dans notre direction que je me retrouverai de nouveau, et brusquement, à toucher le sol. Il parut décontenancé, alors j'attirai sa paume dans la mienne, retenant de l'autre mes vêtements qui menaçait maintenant - et ironiquement - de se dénouer complètement « Appelez votre cheval pour l'amour de Dieu ».

    Alors que l'on chevauchait en direction de son duché, quelle ne fut pas ma surprise de voir les bannerais des Southminster nous précéder d'une lieue, peut-être moins. Je figeai complètement. À en juger mon accoutrement, j'étais bonne pour confesser un péché de chair que je n'avais même pas eu la chance de consommer avant de me faire surprendre. Mon souffle se coupa net, et je faillis foncièrement défaillir. Donnant un coup dans les flans du cheval, nous manquèrent s'écraser tête première dans les gravats. Avant qu'il n'ouvre la bouche, je dus parler. Je ne savais que faire, alors allons-y par la réponse à tous mes tourments habituels : l'eau. Si je baignai dans la rivière, cela expliquerait mes accoutrements désuets, aucune femme d'époque ne pouvait se vêtir seule et être parfaitement convenable. Je l'avais apprise à mes dépends, aujourd'hui, même si cela serait bref, valait mieux cela à se faire répudier « Trouvez-moi un cours d'eau, messire ».


Dernière édition par Erica Southminster le Mar 21 Aoû - 5:00, édité 1 fois
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Alphédor Percereth
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyLun 20 Aoû - 22:36

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I want to reconcile the violence in your heart I want to recognize your beauty's not just a mask I want to exorcise the demons from your past I want to satisfy the undisclosed desires in your heart

Avec une poigne sauvage, elle m'attira tout contre elle. Nos souffles se mélangèrent, nos battements de coeur s'unirent tandis qu'encore et toujours, mes doigts passaient sur sa peau, visage, hanches, cuisse, décolleté. Attirant mon visage près du sien, je m'approchais un peu plus pour toucher ses lèvres, mais elle réussit à maîtriser mon ardeur et m'en empêcha en souriant. « Vous êtes, monseigneur, près de surpasser l'hospitalité des Southminster » J'entrepris de défaire son corset à nouveau, dénouant les noeuds les uns après les autres. Le souvenir de son corps pur et parfait me hantait déjà alors que je le revisitais de mémoire. Elle se pencha pour me glisser des mots peu chrétiens à l'oreille. Son impatience la trahissait, je le sentais. Vibrant d'excitation, je désirais m'unir à elle plus que tout. Mes gestes étaient rapides, d'ordinaire assurés, mais là plutôt maladroits. La tension était palpable, elle m'empêchait de me concentrer. Son parfum, toujours ce parfum. Et ses doigts sur ma peau, ses baisers qui laissaient comme une marque de chaleur. J'attaquais le dernier lacet lorsqu'un cor de chasse retentit. A l'unisson, nous sursautâmes au bruit de ce son inattendu. Nous n'étions pas seuls dans cette forêt, évidemment. Mais de là à nous troubler pendant un moment pareil. Etait-ce à prendre comme un signe divin? Une mise en garde? Elle me détruirait, cette femme, c'était certain. Je la reposais sur le sol, observant les alentours. Le souffle court, je me forçais à reprendre ma respiration, avec je dois l'avouer beaucoup de mal. Je m'écartai un peu d'elle, lui laissant reprendre son souffle. Elle retint ses vêtements de tomber sur le sol, à mon grand désarroi, puis me lança un « Appelez votre cheval pour l'amour de Dieu » si royal que je fus forcé d'obéir.

Bientôt, je chevauchais mon destrier à nouveau, elle avec moi. Les sous-entendus avaient finalement eu raison de nous, il semblait que ce soit la seule chevauchée à laquelle nous arions droit ce soir. J'avais du mal à oublier ce passage dans la forêt, il hantait mes pensées parce qu'infini, toujours en déroulement dans mon esprit. Et dire que nous étions si prêts de pêcher à nouveau! Quelle preuve nous fallait-il de plus pour comprendre que c'était mal? Peu m'importait. Je ne croyais qu'en ce que je pouvais toucher, voir, sentir. Elle était une de es choses, et non comme un dieu silencieux observateur. J'étais resté silencieux, étonnamment calme, surtout frustré. Cruel, ça l'était. Si je n'avais pas été tenté à l'origine, cela l'aurait moins été. Nous rattrapions progressivement le cortège dont les étendards se voyaient déjà au loin. Une douce torpeur m'envahissait, alimentée par la frustration, la baisse de l'adrénaline et des battements de coeur revenus à leur état normal. Perdu dans mes pensées jusqu'à ce que le cheval fit une embardée, j'eus du mal à ne pas tomber avec Erica. Quelque chose n'allait pas. Alors que j'allais lui poser la question, elle me prit de court, et me dit, d'une voix basse: « Trouvez-moi un cours d'eau, messire » Sa voix autoritaire ne me surprenait pas, et je fus contraint de m'exécuter. Heureusement que je connaissais la région. Mes longues promenades m'avaient permis de l'apprendre par coeur, même si je n'avais pas grandi ici. Je fis bifurquer le cheval une fois que j'étais sûr du chemin à prendre. Après une minute, nous arrivions près d'une clairière, où coulait un mince filet d'eau. Je le suivis, et la minute suivante nous arrivions près d'un tout petit lac. J'arrêtais le cheval, descendit dans le calme et attrapais les mains d'Erica pour la faire descendre à son tour. Je la vis se diriger vers l'eau claire, et ce fut plus fort que moi. « Y a-t-il quelque chose que je puisse faire, madame? » Pouvais-je l'aider à se dévêtir, y mettre un peu plus d'entrain? Pouvais-je au contraire, en toute sincérité l'empêcher d'avoir des ennuis et véritablement l'aider? Les sens étaient multiples, mais seulement un seul attendait une réponse.
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Erica Southminster
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyMar 21 Aoû - 5:00

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    Le vent se dressa soudain entre lui et moi pour tenter de remettre nos pensées en ordre. Elles demeurèrent embrumées suffisamment longtemps, trop longtemps, avant que l'un l'autre nous réalisions les risques encourus par une découverte inopportune de ce moment d'égarement, du moins en prenais-je de nouveau conscience. Cette éventualité m'effrayait à un point tel que je ne saurais exprimer avec des mots ce que cela représenterait. Ne pas me montrer digne des enseignements et des précieux conseils que m'a jadis offert mon défunt père est le plus horrible des outrages, la plus grande des déceptions qu'il me serait possible d'engendrer. S'il y avait un être pour qui, en ce bas monde, je n'avais qu'obligeance, admiration et fierté, c'était pour l'homme qui nous avait élevés, mon frère, mes soeurs et moi. Il fut une source d'inspiration comme de motivation, un solide rempart contre la réalité qui nous aurait brisé sans les leçons qu'il nous octroya avant que la mort le foudroie et nous le vole, sans crier gare. La disgrâce aux yeux de mon époux était dérisoire à côté, et puis les impressions de mon frère aîné ne m'importaient plus depuis longtemps déjà. Alors que je me maintenais contre le dos du seigneur de Warminster, me maudissant d'être incapable de m'en éloigner en sortant de cette attraction magnétique qui me ramenait à lui, même avec les lieux qui séparaient son comté de notre bourgade de Southminster. Si je pensais au désarroi que causerait un témoin à ce laissez-aller contre-nature, je ne pouvais m'empêcher de songer à toutes les merveilles que m'offriraient le chevalier Percereth si je lui octroyais à nouveau de prendre possession de mon corps entier, lui léguant les pleins pouvoirs concernant ces étreintes enflammés dont il était, à mon sens, le plus qualifié...

    Malgré les nombreux avertissements, faisant fi des signaux qui se multipliaient, me voilà inviter le seigneur à nous entraîner, lui et moi, à l'abri des regard et à proximité de l'eau, cette divine source de détente et de liberté. Je m'y sentais bien, je m'y sentais libre et privilégiée. Les berges des ruisseaux à Southminster permettaient une entrée lente dans ses eaux, laissant la fraîcheur s'élever dans le corps en provoquant de puissants frissons commençant à la naissance du bassin pour terminer dans la nuque. L'eau y était toujours fraîche, même dans les temps de canicule. Les paysans y voyaient là une magie que la logique ne pouvait expliquer, je me contentai plutôt de soupirer d'aise en m'y retrouvant le plus souvent possible. Dans ce bois dense de Warminster, je ne savais trop à quoi m'attendre, mais je trépidais d'impatience, y oubliant mentalement mon imprudence. J'étais lasse d'être indolente, une misérable lady que l'on faisait parader dans une carriole. Dans l'eau, je me sentais déesse. Près du chevalier, je me sentais libérée d'un cordage imaginaire qui m'enserrait les poignets et les pieds. Il me semblait donc qu'une combinaison équivoque de ces deux éléments me permettraient d'oublier, ne serait-ce qu'un instant, la bienséance et les marches à suivre, me laissant voguer sur un océan de caprice, de désir et de jeu de séduction. Ce à quoi Alphédor m'invita à faire sans même y prendre gare, recommençant là où l'on fut interrompu, une demie-heure plus tôt... « Y a-t-il quelque chose que je puisse faire, madame? ». Je venais à peine de faire quelques misérables pas pour m'éloigner de cette bouffée de chaleur que le contact de la paume de ses mains et de son souffle m'avait infligée. M'arrêtant, dos au seigneur Percereth, je restai immobile, balayant le paysage des yeux. Émerveillée, comme une enfant, devant le lac bordé d'une flore différente de ce que j'avais l'habitude de côtoyer, des fleurs en pleine maturité, laissant flotter dans l'air une myriade de parfums différents, offrant comme spectacle à l’œil diverses couleurs magnifiques. Comme s'il était nécessaire de me griser davantage, je me retournai, inquisitrice, séductrice, vers Alphédor. Continuant de reculer, je retirai avec une lenteur douloureuse les étoffes qui recouvraient ma peau, une à une, regardant d'un œil amusé l'armure qui enserrait ce corps qui n'était pas étranger à mes lèvres ni à mes doigts « Je vous propose, monsieur, si vous en avez les capacités, de m'attraper si vous le pouvez ». La robe légère qui m'habillait tomba au sol, suivi de mon corset, puis mes chevilles s'immergèrent dans l'eau plutôt froide du lac. J'en tremblai doucement, quel sentiment agréable. Le seigneur ne cillant pas, conservant son regard rivé dans le mien. Je délassai ma longue natte, laissant ma chevelure ondulée choir jusqu'à ma taille, lui adressant un sourire malicieux « Je conçois qu'il s'agit là d'une tâche ardue, monseigneur, mais je puis vous assurer que la récompense seront à la hauteur de vos attentes, et plus encore ». Le tissu vaporeux, dernier rempart entre ma peau et la lumière franche des rayons du soleil, se collait contre mes cuisses, mon bassin et mon ventre « Peut-être avez-vous plutôt besoin de l'aide d'une femme pour vous défaire de votre glorieuse armure... ».
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Alphédor Percereth
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyMar 21 Aoû - 15:42

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Ces mots avaient dépassé mes lèvres avec une facilité et une aisance que je trouvais pour le moins déconcertante. Je n'avais pu réfléchir à leur conséquence que déjà ils étaient dits, scellant un nouveau sous-entendu entre nos deux âmes. Je comprenais la société dans laquelle nous vivions, à mon plus grand dam. J'avais beau prétendre que cela ne m'atteignait pas, c'était faux. Il fallait préserver les apparences, les bienséances. Au fond, peu avaient envie de les respecter, mais les moeurs sont de puissantes armes. Les changer prenait du temps, plus de temps qu'une mémoire d'homme ne peut vivre. Je faisais partie de cette catégorie de population, petite catégorie, qui ne vivait pas par la religion. Je reconnaissais son importance, mais je savais qu'elle était mal utilisée, elle devenait parfois l'instrument de guerre, de mensonge, de tromperie. J'avais aussi conscience que cela ne devrait pas être le cas, mais qu'y pouvais-je? L'adultère y était un péché, la luxure un péché capital. Et l'inceste, l'inceste était pire que tout. De nombreuses fois cette envie là m'avait traversé l'esprit. Je me rendais compte que les pensées qui m'habitaient lorsque je posais les yeux sur ma soeur n'étaient pas fraternelles, ni des plus pures. Je n'étais pas prêt à les enterrer, pas alors qu'elles dictaient mes actions, mes paroles. Vivre dans le péché constant était devenu mon quotidien, qu'il s'agisse de mensonge, de luxure, de pensées peu chrétiennes. Et la présence de la jeune Erica Southminster, ici, près de cette eau si claire, alors que nous étions seuls. Même si nous étions deux adultes consentants, il y avait de quoi espérer expier de ses péchés entre nous.

La jeune femme se retourna, mordillant sa lèvre inférieure. Elle continua doucement de reculer, un pas après l'autre, comme si le temps était figé, vers l'eau. Amenant ses mains près de sa poitrine -ce qui suffit à mon coeur pour rater un battement- elle commença à défaire les lacets de sa prison. Un frisson me parcourut, alors qu'elle prenait la parole, toujours plus sûre d'elle, infiniment plus séductrice. Je la regardais, la dévisageais, absorbé par son regard et l'effet captivateur qu'il avait sur moi. Elle se débarassa de sa cape, puis d'un tissu, et d'un autre. « Je vous propose, monsieur, si vous en avez les capacités, de m'attraper si vous le pouvez » Cette invitation semblait divine tant elle était parfaite. Ce jeu, ce jeu de séduction entre nous, jeu qui maintenait notre passion destructrice l'un pour l'autre était reparti, plus vivant, plus téméraire que jamais. Trop tentant pour être bien. Trop tentant pour y résister. Elle laissa choir sa robe et son corset, se retrouvant en simple apparat d'un tissu flottant, clair, blanc. Pur, et en même temps très -trop?- impur. « Je conçois qu'il s'agit là d'une tâche ardue, monseigneur, mais je puis vous assurer que la récompense seront à la hauteur de vos attentes, et plus encore » J'en frissonnais à nouveau, me laissant caresser par son regard langoureux. Je ne trouvais pas les mots, tant elle rayonnait, entrant progressivement dans l'eau. Je n'avais pas bougé, mon regard toujours ancré dans le sien. Elle était si belle!... Ses cheveux détachés semblaient créer un halo autour d'elle, rendant la scène irréaliste. Etais-je en train de rêver? « Peut-être avez-vous plutôt besoin de l'aide d'une femme pour vous défaire de votre glorieuse armure... » Mon sourire s'élargit et dans le même temps je retirais un canon d'avant bras, puis un deuxième. « Cela ne serait pas tellement une tâche de vous attraper dans ce cas, madame. » Je retirais mes bottes, les jetant au loin. Mon heaume avait déjà été victime de notre jeu, un peu plus tôt. Ne quittant plus son regard, je continuais de me devêtir, passant ensuite le plastron par dessus ma tête, puis retirant ma cote de maille. « Je me dois de vous imiter madame. » Elle était dans le plus simple apparat avant la nudité totale, je devais faire de même. Je retirais avec une main de plus en plus impatiente le reste de mon armure, jetant le tout au sol, avec plus ou moins de délicatesse. Mon regard descendit de ses yeux à ses lèvres, de ses lèvres à son cou. J'observais ses clavicules saillaientes, la courbure de sa nuque, la bouclure de ses cheveux. Le tissu me laissa deviner sa poitrine, ce qui m'impatienta d'autant plus. Lorsque finalement je me trouvais habillé d'une chemise blanche et d'un pantalon fin, je me stoppais, avançant à mon tour das l'eau, me rapprochant d'elle. « A votre tour... »
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Erica Southminster
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyMar 21 Aoû - 22:05

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    Grande était l'influence qu'une femme pouvait avoir sur un homme si elle savait jouer de son pouvoir de séduction. Une femme pouvait, je n'en doutais pas une seconde, initier une guerre, ou au minimum une furieuse rivalité. N'avais-je pas vu des nobles de la cour se battre pour les faveurs d'une putain? C'était ironique de voir ces hommes richement parés, hautement instruits, se battre pour des jambes écartelées d'une femme payée pour le faire. L'ascendant qu'une femme consciente de son charme, amenant l'homme à se confondre en brûlant d'un désir urgent de la posséder pouvait le forcer à lui offrir le monde sur un plateau d'argent. Pour toucher cet objet de convoitise qui se refuse obstinément à céder aux désirs de monsieur, ce dernier décrocherait la lune ou pendrait père et mère. C'est le genre de politique que pouvait faire une femme ambitieuse, chose dont je n'étais pas friande. L'ambition était synonyme, à mon sens, de déception ou carrément d'une défaite. Je détestais la défaite, je détestais que l'on porte atteinte à mon orgueil anormalement développé pour une femme. Je savais monter à cheval mieux que bien des hommes, mieux que mon propre frère, désormais à la tête de notre héritage familiale. J'avais un savoir-faire qui, dans certains domaines, dominaient celui des hommes. Pour ce qui est de la séduction, ma foi, je ne crois pas avoir à envier personne de ce côté-là...

    J'étais survoltée, trépidant d'une impatience que je ne me connaissais pas. Des décharges électriques se diffusaient sans cesse à travers mon corps, d'une façon aléatoire, désordonnée. C'est comme si tout ce qui se trouvait derrière le seigneur de Warminster s'effaçait doucement pour ne laisser place qu'à ses traits légèrement déformés par l'envie de se damner à nouveau, de se damner contre ma chair, contre mes lèvres et contre moi. Je ne quittai pas son regard durant mon manège, l'invitant indécemment à me poursuivre jusqu'aux eaux où il m'avait entraîné, à l'abri des regards indiscrets et des chasses inopportunes. Ce que je désirais lui faire vivre dépassait l'entendement et la logique, j'aurais aimé lui faire oublier jusqu'à son nom pour qu'il ne connaisse plus que le mien, qu'il réciterait comme un chant grégorien au creux de mon oreille tandis que je lui offrais, telle une prêtresse des temps anciens, mon corps et mon âme. Mon corps, tout entier, sachant qu'il en prendrait grand soin à sa manière, passionnée, chaude, torride et lente. Il savait se jouer de moi comme s'il connaissait d'emblée ces façons de me rendre folle. Rien que sa façon de me déshabiller du regard, me laissant percevoir ces choses qu'il comptait faire quand ses paumes pourront aisément parcourir mes hanches, descendre jusqu'à mes fesses et me ramener brusquement contre lui. Je n'y tenais plus, pour être franche, mais c'était si divin comme sentiment que je ne me lassais pas de jouer avec lui, l'attisant et l'aguichant outre-mesure... « Cela ne serait pas tellement une tâche de vous attraper dans ce cas, madame ». Chaque item de son armure quittant sa silhouette nous rapprochait de la délivrance et de la damnation à la fois, et ses mots, prononcés de sa voix chaude, éraillée, m'enserrais la gorge d'une envie de plaquer ma bouche contre la sienne. Un sourire égaya de nouveau mes traits dans la foulée d'émotions qu'éveillait cet entretien « Vous n'auriez donc plus qu'à admettre votre défaite si l'on en venait à cette conclusion, messire, mais j'ai haute estime de vos capacités. Sans doute n'admettriez-vous pas pareille humiliation de toute manière... ». Je ne vois pas le seigneur Percereth plier l'échine devant un si grand enjeu, c'est-à-dire l'accomplissement de ce qui nous échauffe l'esprit depuis déjà quelques heures il semblerait « Je me dois de vous imiter madame ». J'éclatai d'un rire franc, presque enfantin dans ses notes. Je me sentais divinement bien, ma chemise collant contre ma peau, épousant mes formes et mouillant ma chevelure, délassant les ondulations pour en former d'autres au gré du courant. Sans doute sentit-il l'intensité de mon regard lorsqu'il retira ses attirails, me laissant pourtant frustrée de ne pas le voir retirer ces ultimes remparts quant à la nudité totale « A votre tour... ». Je m'enfonçai définitivement dans l'eau, reculant désormais à la brassée « Ne vous en déplaise, monseigneur, cette chemise me quittera à condition que vous la retiriez vous-mêmes ».

    Sans plus attendre, je fis volte-face et m'éloignai avec la force de mes bras, quittant la berge pour rejoindre le centre du lac, où une petite quantité de rochers et de terre octroyaient un petit ilot où reprendre son souffle. Me sentant plus à l'aise dans l'eau que sur la terre ferme depuis ma tendre enfance, je rejoins le minuscule lopin de terre pour avoir le temps de m'assoir sur un rocher et me retrouver face au chevalier de la seigneurie de Warminster. Un large sourire s'imposa de lui-même « Plutôt impressionnant, comptez-vous réclamer votre prix dès maintenant? ». Personnellement, je ne comptais guère attendre plus longtemps que je me lassai glisser pour me retrouver contre lui, entourant sa nuque de mes bras avant de les relever, le temps de lui voler un baiser, l'invitant à mettre un terme à cette effroyable attente pour de bon.
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Alphédor Percereth
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyMar 21 Aoû - 22:31

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Son rire cristallin résonna le long de l'eau, entraînant mon sourire. Le fruit du péché était là, juste là devant mes yeux. J'étais rentré dans son jeu après partagé sa couche, je m'étais fait instigateur, puis victime du jeu qu'elle menait avec une habilité certaine. Les deux rôles me convenaient à la perfection, mais il me manquait encore le contact de sa peau contre la mienne. La voyant dans l'eau, à ma portée, si frêle, si fragile, et si désirable à la fois, sa force et sa plus grande faiblesse me fit tourner la tête. Elle s'écarta, alors que je l'observais toujours, ôtant en un regard le simple apparat qui cachait sa nudité totale. réciproquement, je sentais son regard, brûlant, attiser mon désir de luxure dans sa finalité, me rendant fou. Je me sentais fiévreux de nouveau, j'avais l'impression que plus rien à part notre bulle n'existait. Nous avions tous les deux besoin de ce moment, un moment à part, rien qu'à nous deux. Un défi lancé à la face du monde, un monde qui ne nous avait rien donné pour acquis, qui ne nous avait jamais aidé. L'eau froide me ramena brusquement à la surface, créant un frisson glacial et électrique dans tous mes muscles. « Ne vous en déplaise, monseigneur, cette chemise me quittera à condition que vous la retiriez vous-mêmes » Un sourire pervers s'afficha sur mon visage, sans que je ne puisse m'en empêcher. J'étais presque à sa hauteur à présent, m'approchant à l'aveuglette presque, ayant pour seul souvenir la douceur de sa peau, la force de son parfum. Lorsque j'arrivais à mon objectif, elle prit un malin plaisir à me dérober de ma victoire une nouvelle fois, se retournant gambader vers un petit îlot de trouvant au milieu du lac. Il ne me fallut pas longtemps pour la suivre du regard d'abord, puis de tout mon être.

Lorsque je m'approchais d'elle, elle monta sur un rocher. Je posais ma main sur le caillou, puis sur sa cuisse, remontant lentement. « Plutôt impressionnant, comptez-vous réclamer votre prix dès maintenant? » Elle s'était piégée toute seule. Avant que je ne puisse répondre, elle s'était glissée à nouveau dans l'eau fraîche, profitant du peu d'espace entre moi et l'îlot. Je la sentis glisser sur mon corps jusqu'à ce qu'elle passe ses bras autour de mon cou, m'attirant contre elle une nouvelle fois, m'embrassant dans une avalanche de désir. Je posais mes mains sur ses hanches, caressant son ventre, son flanc. Je laissais mes pensées s'effacer au profit des sensations qui m'habitaient. Je me penchais pour ensuite déposer des baisers au dessus de sa poitrine, puis dans son cou. Je remontais mes lèvres jusqu'à son oreille que je mordillais doucement, trouvant finalement la force de lui répondre, alors que ma main glissait vers une zone plus intime. « Vous ne devriez pas me faciliter la tâche, je pourrais me vexer... » J'ignorais comment j'avais trouvé la force de dire ces mots, tant la passion qui brûlait au fond de moi me consumait complètement. La fièvre me réchauffait, mon coeur s'emballait, et la froideur de l'eau contrastait avec tout le reste, créant un effet encore plus aphrodisiaque. Son souffle se mêla au mien, en une seule entité alors que je la plaquais contre le rebords. Je l'embrassais une nouvelle fois en un baiser ardent, me débarrassant de mes derniers vêtements, et juste après, lui retirant sa chemise comme promis. Mes mains s'attaquèrent à sa joue, son cou, sa nuque, puis ses fesses alors que finalement je la possédais. Mes sens se mêlèrent à l'environnement: chaud, froid, électrique puis passionné, ardent. Je sentais son souffle sur mon cou, ses mains crispées sur mon dos, je ne sentais plus que ça, et nos mouvements coordonnés, dans une danse des plus blasphématoires.
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Erica Southminster
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyMer 22 Aoû - 1:51

    ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) Tumblr_m7y3gdsQ9l1rblmpdo1_500
    Il semble que la partie tirait à sa fin, du moins pour ce chapitre. Lasse de courir contre le vent, de fuir par plaisir et par dernier rempart de volonté cet acte répréhensible, quoique libérateur. On appelait luxure le besoin élémentaire des uns à partir à la quête de la définition de cet état d'âme qu'est le plaisir. On appelait luxure l’apothéose d'une course contre la montre cherchant visiblement à se torturer l'un l'autre en pleine connaissance de cause. On appelait luxure de se laisser guider par ses instincts et ses pulsions, de leur céder et de les vivre pleinement. Si le péché était de profiter de la vie, il était contre-nature de s'y refuser, et même si ce l'était que pour tenter d'apaiser ma conscience, j'y cédai quand même avec un plaisir non-dissimulé. J'aurais sans doute pu distancer pendant un temps le seigneur de Warminster, peut-être même aurais-je pu attendre la berge et me fondre dans la frêle forêt de bouleaux qui s'y trouvait. Ce n'était pourtant pas le but de la manœuvre, car en ce moment précis où je croisais le regard ivre de convoitise d'Alphédor Percereth, je devinai aisément qu'il n'y avait ni vainqueur ni perdant, car chacun à sa manière atteignait ses objectifs en cet instant même. Mon orgueil lui-même, exagérément susceptible, n'en broncha point. Je me contentai plutôt de jouer avec les doigts de la paume du chevalier tout nouvellement déposée sur ma cuisse. M'y satisfaisant pendant quelques secondes, je me retrouvai, à la manière d'une naïade, à respirer contre son torse brûlant, ma poitrine s'écrasant contre lui dans le minuscule et étroit passage que je me frayai pour me retrouver là, à respirer à même l'air qu'il expire, à frôler ses lèvres sans même le vouloir, à arquer mon corps contre le sien...

    Ses mains retrouvèrent leur chemin sur mon corps, se réappropriant chaque courbe, chaque parcelle de cette peau d'albâtre qui détonnait contre la sienne. Ses caresses étaient brûlantes, ses paumes légèrement rudes, signe qu'elles avaient maniés longuement le ruban de cuir lui permettant de manier son cheval, ou encore combattu avec le pommeau de son épée, écorchant une peau qui fut jadis immaculée, mais dont l'écorce était désormais bien différente, définitivement plus envoûtante à mon humble avis. Je fermai les yeux sous les assauts de ses lèvres dans mon cou, ma nuque, forçant l'instauration d'une respiration plus saccadée, plus rapide aussi, soulevant ma poitrine à un rythme anormalement élevé. Je me mordis la lèvre de sentir ses dents se refermer sur le lobe de mon oreille, tandis que j'enroulai mes jambes autour de sa taille en arquant mon bassin contre le sien. La morsure dans ma joue de sentir sa main glisser bas, si bas, assez bas pour... « Vous ne devriez pas me faciliter la tâche, je pourrais me vexer... ». Je dus me faire violence pour ouvrir les yeux. Ma lèvre inférieure tremblait, le regard légèrement voilé, ma main crispée dans ses cheveux descendit dans sa nuque, sur son omoplate, y laissant des trainées rougeâtres au contact de mes ongles. Mon dos se heurta de nouveau contre le roc, écorchant ma chair, mais peu m'importait. Je ne pensais à rien d'autres qu'à aller chercher de nouveau ses lèvres, qu'à me rapprocher de lui jusqu'à emboîter parfaitement mon corps contre le sien « Loin de moi cette idée, messire, j'ai plutôt l'intention de vous surprendre de nouveau après que vous aurez guéri cette fièvre que vous m'inspirez ». D'un trait, dans un murmure près de sa bouche, promesse scellée alors que je passai ma langue sur ses lèvres, souriant à pleines dents avant de l'embrasser de nouveau, m'empêchant ainsi de faire résonner l'écho du feu d'artifice intérieur qui implose quand enfin, les vêtements disparus, il fit en sorte que l'on ne fasse qu'un. Je soupirai contre ses lèvres avant de renverser ma tête vers l'arrière en fermant les yeux. Souriant au ciel, témoin de ce flagrant adultère sur les terres de Warminster, femme mariée auprès de l'incorrigible et terriblement désirable seigneur de l'endroit. Me redressant tant bien que mal, mes mains parcourant et redessinant les épaules et les bras du chevalier Percereth, je me penchai contre sa propre nuque, l'habillant de baisers entremêlés à de légères morsures, y noyant là certains cris que je me devais d'étouffer. Accrochée à lui, mon corps ondulant au même rythme que les mouvements de son bassin, s'accordant parfaitement jusqu'à ce que les soubresauts de monsieur me surprennent pour qu'à mon tour, un voile se dessine devant mes prunelles, me laissant le souffle court, m'abandonnant contre Alphédor qui, je ne sais comment, tenait encore debout. Il avait les yeux fermés, savourant sa félicité, alors que j'arquai mon bassin, relâchai, arquai de nouveau en embrassant sa lèvre, ma paume déposée sur son torse. Un sourire venant de loin habillait ses traits alors que je passai le revers de ma paume contre sa joue « Bien heureuse sera la femme qui parviendra à sonder votre coeur sans tuer la passion qui vous anime, monseigneur ». M'extrayant doucement de son emprise, mouillant mon visage pour le rafraîchir tant il me paraissait bouillant, je remarque que nos tenues ont dérivés vers la terre ferme. Terre où le cheval du chevalier s'ébrouait furieusement. Terre où j’aperçus une silhouette, de dos, avec des pièces de l'armure du seigneur Percereth et ma propre tenue dans les bras - un voleur. Terre où le Destin s'en prenait à nous, pêcheurs, d'avoir profané les enseignements du Seigneur...
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Alphédor Percereth
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyMer 22 Aoû - 19:06

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Plaqué contre elle, collé contre son corps, la chaleur de notre étreinte me montait à la tête. Mon souffle saccadé semblait me pousser de plus en plus près de la perte de conscience. Elle me rendait fou, chaque souffle qu'elle expirait brûlait ma peau, ses ongles en contact avec ma chair me faisaient vibrer de la tête aux pieds alors qu'une nouvelle fois nous commettions ce même péché. La disgrâce ne m'avait jamais fait peur, je n'en avais que faire. La partie sage de moi aurait sans doute du s'en inquiéter, mais je ne pouvais pas y penser maintenant, pas maintenant alors qu'elle me rendait vivant, plus vivant que jamais. Et cela, il n'y avait qu'elle, qu'elle qui pouvait me faire sentir comme ça, si bien et pourtant si mal à la fois. Le plaisir était tout ce qui me submergeait, la satisfaction d'être arrivé quelque part. La culpabilité venait en général plus tard. J'avais beau me dire que c'était la dernière fois, puisque c'était mal, je savais que je brisais ce serment aussi facilement qu'il était facile de mentir à quelqu'un d'inconnu. Je ne lui avais pas posé une résistance très virulente, et j'aurais préféré lui dire non, même si mon corps tout entier lui criait oui. J'aurais préféré que rien de tout cela n'arrive, et pourtant, nous étions là, liés de la façon la plus intime qui soit, appréciant ce moment comme le témoignaient nos cris étouffés.

Les yeux fermés, je me mordais la lèvre, savourant le moment où nous ne faisions plus qu'un. Lorsque je les rouvrit, c'était pour la voir elle, plus belle que jamais. Elle atteint son paroxysme au même moment que moi et je gardais les yeux ouverts juste pour observer son visage se détendre sous l'effet. Je fermais ensuite les yeux, incapable de me ne pas le faire, et il me fallut un moment pour reposer les pieds sur terre. Mes muscles me tiraient tant je m'étais contracté pendant ce moment partagé. Je sentais la griffure qu'elle m'avait fait dans le dos me piquer, mais je n'en avais cure. Je me sentais empreint d'un étrange sentiment, volant sur un petit nuage. Elle m'embrassa, restant collé à moi, et je lui rendis son baiser avec une ardeur plus douce. « Bien heureuse sera la femme qui parviendra à sonder votre coeur sans tuer la passion qui vous anime, monseigneur » Je lui souris, capturant ses lèvres une nouvelle fois. « Si pareille créature existe, croyez-bien que je la trouverai. » Elle se déroba à mon emprise, se mouillant le visage avec de l'eau. Toujours haletant, j'appuyais mon dos contre le rebords de l'îlot, tentant de calmer les battements de mon coeur. Bon dieu, se pouvait-il que la deuxième fois eut été encore meilleure que la première. Tout ces interdits que nous bravions sans même nous en préoccuper. Cela aurait forcément des conséquences, c'était certain. Allions-nous les voir tout de suite? Le regard d'Erica promenant le mien jusqu'à la berge me le confirma. Un homme s'y trouvait, marchant parmi les vêtements. On aurait dit un voleur, mais je ne pouvais en être sûr. Qu'avait-il vu exactement? Avait-il vu quelque chose? Nous avions deux choix. Nous pouvions le laisser s'évader avec ce qu'il voudrait, sachant que nous aurions ensuite besoin de tout expliquer. Ou bien, nous pouvions simplement aller vers lui, le confronter. J'allais prendre ma décision et l'interpeller lorsque, changeant d'idée en route, je me tournai vers Erica. Sa peau de porcelaine avait pris une teinte rosée agréable à regarder. « Comment voulez-vous la jouer, madame? »
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyJeu 23 Aoû - 4:06

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    Je m'en remettais à Dieu pour son jugement divin lorsque viendrait le jour d'expier à ses pieds mes nombreux péchés, mais pour l'instant je n'en avais cure. L'allégresse suivant le point culminant de ce genre d'étreinte passionnée valait bien d'être damnée, et c'est d'ailleurs ce doux sentiment qui m'étreignait les tripes, diffusant une chaleur réconfortante dans mon corps. Chacun de mes membres semblait courbaturé et douloureux, mais cette conséquence physique n'altérait pas la plénitude que je ressentais. Mes lèvres étaient brûlantes et gonflées de ses baisers, mes pommettes rosies par l'effort et la félicité, mes jambes me semblaient aussi peu solides que si elles se trouvaient enfoncées dans un nuage duveteux, bref, je me sentais divinement bien. La culpabilité ne cherchant pas encore à prendre le relais, je pus m'octroyer ces petits à côtés comme l'embrasser de nouveau avant de quitter ce nid douillet que je m'étais façonné contre son torse, enfermée dans ses bras. Lui-même n'en menant pas large, encore étourdi par l'ardeur et l'intensité de ce point de fusion nous portant à un tout autre niveau de conscience. Il parvint pourtant à esquisser un sourire, prenant possession de ma bouche pendant un instant, la relâchant par la suite « Si pareille créature existe, croyez-bien que je la trouverai ». Sa voix était rauque, éraillée, et divinement chaude. Je lui adressai un sourire entendu, l'air amusée, lui souhaitant d'un regard d'arriver à posséder cette femme qui, je n'en doutais pas une seule seconde, serait comblée auprès d'un homme de la trempe du seigneur de Warminster...

    Respirant une bouffée d'air frais, me sentant renaître à travers cette passion interdite quoique consommée, j'eus le temps d'apercevoir à l'horizon un mécréant qui osa s'en prendre à nos tenues abandonnées sur la berge. Hébétée, je m'en remis au regard du seigneur Percereth qui glissa de mes traits soudainement crispés jusqu'à l'orée de la forêt, où s'éloignait lentement - regrettant sans doute de laisser derrière lui d'autres objets de valeurs, dont le heaume et le poitrail de l'armure du chevalier. Décidément, le sort ne semblait pas vouloir nous épargner, ou même nous laisser souffler avant de s'abattre de nouveau sur nos têtes. Ma mine renfrognée, visiblement mécontente, contrastait avec la douceur de mes traits un instant plus tôt. La motivation de l'inconnu semblait être le profit facile, s'en prendre à un jeune couple qui batifolait à même un lac reculé, profitant de l'occasion pour consommer à l'abri des regards une union précédemment prononcé. Du moins, en avions-nous l'apparence au loin, bien que la vérité soit diamétralement opposée. J'étais femme d'un autre, et lui chevalier de sa seigneurie. Un noble, qui plus est, rival par allégeance politique à tout partisan de Breens Ganmor, donc moi-même par alliance. Une telle rumeur se propageant ne serait pas la bienvenue, offrant à nouveau l'occasion d'un conflit entre Southminster et la famille Percereth. Il me semblait d'ailleurs étonnant, avec le recul, qu'on ne chercha pas à venger la détention futile du jeune seigneur pendant près de dix jours. Sans doute était-ce politique, ou alors Alphédor Percereth avait trouvé, durant cette captivité, de quoi pardonner l'outrage qui lui était fait. Je souris à cette pensée, légèrement amusée. C'est la voix du seigneur de Warminster qui me fit revenir à la réalité « Comment voulez-vous la jouer, madame? ». Jaugeant son regard pendant quelques secondes, je finis par lui adresser un sourire, léger, mais exprimant mon intérêt soudain pour la situation « Savez-vous chasser, messire? ». La question était purement rhétorique « À celui qui l'attrape le premier ». Il aurait sa façon de faire, et j'aurai la mienne, sans doute plus en finesse. Sans plus de cérémonie, je nageai avec une vivacité nouvelle vers la berge, en tenue d'Ève, attrapant une fois sur la terre ferme un jupon quelconque avant de courir vers la forêt. Où en était rendu le chevalier, je n'en savais rien, mais si ce boisé lui était familier, j'avais l'avantage de ne pas être homme et inspirer la méfiance, surtout si légèrement vêtu et surtout en simulant exactement le bon ton pour jouer la comédie...

    Il chargeait sa monture de son précieux butin. Avant de m'avancer davantage, je pris soin d'abîmer mon jupon, encadrant négligemment ma silhouette, puis courut avant de m'affaisser à ses pieds « Monsieur, j'implore votre grâce, on me veut du mal, cet homme, au lac, il... il... ». Ma mâchoire tendue, ma lèvre inférieure tremblant et les yeux agrandis par une peur feinte, l'homme baissa les yeux et sursauta. Visiblement indécis, il regarda à gauche, puis à droite. La brise aida ma cause, me faisant frissonner vivement. Comme il semblait se questionner, je me relevai légèrement, à genoux « Monseigneur, portez-moi assistance, je saurai vous récompenser ». L'appât du gain était plus fort que la bienséance sur un tel énergumène. Il m'aida à me relever, me demandant mon nom. Alors que j'ouvris la bouche, une silhouette familière débarqua avec un certain retard, c'est vrai, mais parfaitement à l'heure pour conclure cette chasse à l'homme.
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Alphédor Percereth
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyJeu 23 Aoû - 7:49

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Me laissant glisser derrière elle dans l'eau, puis passant devant elle, je croisais son regard alors qu'elle réfléchissait à ma question. Je vis qu'elle pensait à quelque chose, et je l'observais, un sourire aux lèvres lorsqu'elle me répondit. « Savez-vous chasser, messire? À celui qui l'attrape le premier » Mon sourire s'élargit, et elle se mit à nager en direction de la rive. Je l’observais toujours s'éloigner. Oh j'aurais pu la rattraper sans soucis, mais où serait le jeu là-dedans? Je poussais un profond soupir d'aise. Lorsqu'elle atteignit la berge, elle se hissa, toujours dans le plus simple apparat. Je la vis attraper un tissu et s'en couvrir, juste assez pour cacher ces zones intimes que je connaissais pourtant par coeur. A mon tour, j'entrepris de nager jusqu'à la rive, sortant sur la gauche alors qu'elle était partie sur la droite. Je me hissais sur le sol, récupérant mes chausses que j'enfilais pour me couvrir les jambes. L'eau coulait toujours le long de mes cheveux, sur mon torse. Heureusement qu'il ne faisait pas froid, le soleil brillait oui, mais la chaleur qui m’habitait n'avait rien à voir avec la température.

J'envisageais de m'armer, ou même de me rhabiller. Seulement, le voleur ne devait pas être si stupide, et il avait évidemment au préalable volé armure comme arme. Mes vêtements n'avaient pas semblé l'intéresser, et je me réjouissais intérieurement de ne pas avoir mis des frippes trop nobles ce matin en me réveillant. De toute façon, l'affront qu'il nous avait fait était incalculable. Peut-être était-ce l'adrénaline qui parlait, mais je ne le voyais pas s'en sortir vivant. Erica avait sa méthode, j'avais la mienne. De toute façon, il me reconnaîtrait sans doute lorsque je me présenterai à lui. Je me glissais dans les fourrés, arrivant à leur hauteur. Erica dériva son regard clair sur moi. Je sortais de ma cachette, me montrant dans la pleine lumière. N'ayant pas cherché à être discret, l'homme fit volte-face sous l'effet du bruit, et il me détailla de la tête aux pieds. « Mécréant, n'avancez-pas. Vous ne la toucherez pas tant que je vivrai. » L'héroïsme de l'homme me fit sourire. Je plaçais mes mains sur mes hanches, faisant quelques pas, réfléchissant à comment lui dire ce que je voulais qu'il sache. « Ton courage t'honore, voleur. Premièrement, passer sur ton corps pour pouvoir la récupérer serait tellement aisé que je n’appellerai pas même ça un combat. Deuxièmement, vois-tu, tu arrives trop tard.. Je l'ai déjà touchée, et je ne me rappelle pas qu'elle ait été contre. Et enfin... » Je m'étais approché, la pointe de son épée tremblante touchait mon torse encore mouillé. « Tu devrais peut-être savoir qu'un voleur n'est pas un assassin. » Pour être honnête, il me faisait pitié. Erica l'avait tourné contre moi, d'une façon habile, de cette façon que seules les femmes possédaient et qu'elles adoraient user. L'homme me dévisagea avec instance, et ses traits changèrent. « Attendez.. Je vous connais. Vous êtes un Percereth! » Au moins, il m'avait reconnu. Cela me donnait une raison supplémentaire pour mettre fin à sa vie. Je n'aimais pas spécialement le faire, mais je me sentais flotter sur un nuage vaporeux, un peu comme dans un rêve, comme si rien de ce que je faisais n'aurait de conséquence. D'un mouvement rapide et profitant de sa distraction, je le frappais pour qu'il laisse tomber son épée que je repris en main. L'homme s'écroula par terre, levant ses mains vers moi, implorant ma clémence. Je le regardais. Serait-il vraiment juste de tuer un homme pareil? Je lançai un regard à Erica,et je luis dit pour la convaincre. « Il ne peut pas vivre, vous le savez. » Pour la convaincre, ou me convaincre?
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Erica Southminster
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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyJeu 23 Aoû - 17:46

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    Il était aisé de manipuler quiconque de ce royaume, encore fallait-il tenter le diable avec les bonnes personnes. Certains, aveuglés par les circonstances, s'abandonnaient avec une facilité déconcertante à une comédie même médiocrement jouée. D'autres étaient plus difficiles à convaincre, et certains sacrifices devaient être fait afin d'atteindre les objectifs visés avec des personnages moins conciliants. Je n'avais jamais rencontré adversaire à ma taille à ce niveau, et je m'en retrouvais bien heureuse. Je n'étais pas une excellente menteuse, mais mes capacités se trouvaient décuplés quand s'invitait l'instinct de survie. Je n'en étais pas à mes premiers écarts de conduite, et le seigneur de Warminster étant l'un des investigateurs de mon attrait pour la luxure, j'avais du par le passé couvrir les traces de mon passage, tout particulièrement avec le jeune Emery. Il était plutôt imprudent, sans doute encore trop jeune pour comprendre les enjeux de notre petit manège. Impétueux, fougueux, empressés et impatients, le chevalier et le palefrenier partageaient ces traits de caractère, mais le seigneur Percereth avait l'expérience et la noblesse d'avantage sur le soigneur de Stuart, mon étalon espagnol. Par de sa naissance, j'en suis certaine, Alphédor a appris à protéger son nom, son honneur et les siens. Toute famille de renom du royaume inculque cet enseignement prioritaire aux nouvelles générations. Ça été le cas pour nous, de Rohan, afin que se perpétue l'histoire noble de notre bannerai au cours des siècles à venir. Il ne serait pas question d'un fils aîné s'intéressant nettement plus aux jeunes écuyers qu'à sa magnifique épouse et d'une fille qui épousa un excellent parti, mais qui ouvrait ses cuisses à un petit palefrenier de pacotille et un seigneur qui se trouve être adversaire politique de sa propre maison. Jamais je ne pourrai admettre qu'on traîne mon nom dans la boue, et je ne pourrais tolérer l'affront que cela causerait à monsieur mon mari. J'avais beau ne rien éprouver de trépidant à son égard, il possédait tout de même de nobles qualités, des capacités enviables et un historique dont il pourrait se vanter sans problème. Malheur à moi de ne pas trouver en lui l'homme qui me rendra heureuse, cela rendrait les choses tellement plus facile s'il avait su trouver le chemin jusqu'à mon coeur. Cœur aigri, coeur dont j'avais fait le deuil d'offrir un jour afin de le préserver pour une descendance que j'étais née pour donner au prince de Southminster. Une descendance qui ne semblait pas à la veille de fouler du pied cette terre, vu le peu de temps et d'intérêt que me portait le seul homme qui est en droit de m'exiger des héritiers. Je soupire, secoue la tête, chassant ces pensées déplacées de mon esprit. Cette chasse à l'homme ne me permettait pas d'être discrète, même si j'étais loin d'être certaine de vouloir en connaître l'épilogue...

    « Mécréant, n'avancez-pas. Vous ne la toucherez pas tant que je vivrai. ». Mon souffle s'arrêta tandis que je me relevais péniblement de cette position inconfortable. Cet inconfort tirait-il sa source d'une douleur physique ou d'un profond désarroi qui m'enserrait le coeur dans un étau? Je préférais ne pas avoir de réponse à cette question. Aurait-il simplement pu s'exciter de voir la chair d'une noble offert à son regard impie, plutôt que d'agir d'une façon plutôt chevaleresque pour un voleur? Je devinai que cette même pensée effleura l'esprit du jeune seigneur qui venait de rejoindre cette pièce jouée et inspirée d'un tissu de mensonges. Je mordis l'intérieur de ma joue, histoire que la douleur physique soit plus forte que mes idéaux bafoués. Certes, je m'avais offert volontairement, pleinement consciente aux mains expertes du chevalier de Warminster, mais je n'avais pas souhaité que l'on soit surpris, loin de là. Cet interdit était bon tant qu'il demeurait entre nous « [...] je l'ai déjà touchée, et je ne me rappelle pas qu'elle ait été contre. Et enfin... ». Cela aurait du me faire sourire. Cependant, je ne parviens pas de détourner mon esprit de l'inévitable conclusion de cette épopée. Je veux bien accepter les conséquences divines de mes actes terrestres, mais l'idée de faire souffrir autrui pour cacher des yeux du monde mon penchant pour la luxure m'horripile. Il scelle pourtant son Destin à reconnaître sans l'ombre d'un doute le seigneur de Warminster. Je mords ma lèvre, levant les yeux au ciel, implorant la miséricorde de Dieu avant que Alphédor prononcent ces mots que je ne souhaitais pas entendre « Il ne peut pas vivre, vous le savez ». L'homme était à terre, l'épée d'Alphédor pointant dans son dos. Mon regard glissa de l'homme aux yeux du chevalier. Toute ma confiance et mes manières félines s'éteignirent pour laisser place à une certaine mélancolie. Le pauvre homme au sol, sentant sa fin venir, semblait sur le point de sangloter. Était-ce vraiment de notre ressort de choisir de la fin de ce malvenu? « Je crois que les racontars d'un voleur n'ont guère de valeurs aux oreilles intéressés du royaume, monseigneur ». Je paraissais sans doute plus fragile et exposée que jamais, ce qui m'énervait légèrement, mais je n'y pensai guère. Retenant sur ma poitrine le tissu imbibé de l'eau qui ruisselait de ma chevelure, la blanche chemise épousant mes formes, malgré les traces fraîches de terre au niveau des jambes, je m'approchai de l'homme, me penchant devant lui, impassible « Dieu n'aura sans doute pas à me faire bénéficier de son ultime indulgence et miséricorde, mais soyez bien sûr que je saurai répondre à ces prières qu'un voleur peut lui adresser... ». Je n'avais d'yeux que pour la potentielle victime de nos épanchements publics. Pour trouver grâce aux yeux du Seigneur, je devais moi-même accorder une importance capitale à ce genre de détails « J'ai des scrupules à le laisser vous transpercer le coeur de la pointe de son épée, sachez-le, mais s'il y a quelque chose que je ne supporte pas, c'est la trahison ». Ironique quand même, si l'on pense aux gestes précédemment posés qui vont à l'encontre de mes voeux faits à mon mari et à la doctrine de l'Église Catholique. Il n'avait pas besoin de savoir, et puis je ne pourrais supporter de voir un noble chevalier comme le seigneur Percereth souiller son épée d'un sang qui lui porterait malchance « Je pourrai vous offrir asile, titre et femme si tel est votre souhait, mais je demande de vous une discrétion totale sur ce petit contre-temps. Je n'ai qu'une parole, et je vous l'offre : à vous de me donner la vôtre ».
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Alphédor Percereth
Alphédor Percereth
CHEVALIER DE WARMINSTER
∞ Profession : Chevalier et seigneur de Warminster
∞ Printemps : 23 ans
∞ Missives : 353
∞ Début de la quête : 04/08/2012

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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyJeu 23 Aoû - 18:52

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I want to reconcile the violence in your heart I want to recognize your beauty's not just a mask I want to exorcise the demons from your past I want to satisfy the undisclosed desires in your heart

On me disait souvent que je n'avais pas ce qu'il fallait pour défendre notre famille, sa réputation. Si mon frère me pensait trop inconscient, trop volage, trop peu mature pour agir dans nos intérêts, il se trompait. J'aimais être insouciant, faire ce que je voulais. Mais j'avais aussi conscience que notre unité familiale était la chose la plus importante, la chose à protéger à tout prix. Nous devions inspirer sinon la crainte, le respect. Les mois à venir seraient rudes pour ceux sans alliés ou sans famille, c'est pourquoi nous Percereth devions nous serrer les coudes, maintenant plus que jamais. Nous devions paraître unis, au moins pour décourager nos éventuels adversaires. Si une faille était repérée, même la plus fine, elle serait exploitée, adulée, rendue publique. Et alors la destruction de la famille était totale. C'était pareil pour la plupart des familles nobles. Mais nous Percereth venions de trop loin pour nous laisser abattre par une rumeur, fondée ou non. J'avais fait le serment à mon défunt père de protéger toute la famille et de ne plus le décevoir. Et en laissant une brèche craqueler notre rempart de fraternité, je risquais de tout remettre en cause. Et nous serions détruits, anéantis, soufflés par un nouveau vent. Je me l'étais juré, je l'avais juré à Adelosa. Comment pouvais-je la blesser maintenant, alors que nous étions en train de livrer le combat le plus important?

Je reportais mon regard sur Erica. Le vent soufflait ses mèches blondes, mais elle avait le regard vissé sur l'homme à terre. Que pensait-elle? J'avais beau la connaitre intimement, parfois elle devenait un rempart à toutes mes tentatives de la sonder. Notre luxure, lorsqu'elle ne concernait que nous était tolérable, agréable. Là, il s'agissait de la vie d'une personne en plus de la notre, quelqu'un qui serait complice de notre crime sans même s'en rendre compte. Erica l'avait compris, et j'étais persuadé que c'était ce qui la dérangeait en ce moment. Je ne savais pas si je pouvais le tuer, je ne l'avais jamais fait, pas de sang froid, pas comme ça. Même si c'était pour préserver notre union secrète, cela ressemblait de plus en plus aux crimes que j'avais l'habitude de reprocher aux autres. Mais si je ne le tuais pas, il reviendrait, un jour, alors que tout irait bien, ruiner notre vie. Il attendrait que nous soyons heureux, et un jour notre joie se mourra en cendres. C'était certain. Pouvais-je l'ignorer? pouvais-je lui laisser la vie sauve malgré cela? Même en le sachant, je ne pouvais pas me préparer contre ses attaques. Erica s'approcha de lui, tentant de lui expliquer la situation. Elle lui promit des terres, une femme, s'il promettait de garder le silence. Une partie de moi aurait aimé qu'il soit sincère et qu'il accepte, respectant son serment. Mais une autre partie criait gare, me persuadant de lever mon épée et de mettre fin à cette discussion stérile. Un seul effort, et ça serait terminé.. Je n'avais qu'à lever mon épée, un tout petit effort... et tout serait terminé. « Je pourrai vous offrir asile, titre et femme si tel est votre souhait, mais je demande de vous une discrétion totale sur ce petit contre-temps. Je n'ai qu'une parole, et je vous l'offre : à vous de me donner la vôtre » C'était honorable de sa part. Elle venait d'avouer qu'il y avait eu quelque chose, ce qui confirmerait ce qu'il avait vu, ou ce qu'il avait imaginé. S'il n'était pas idiot, il accepterait son offre. Sentant qu'il avait le pouvoir, il se redressa, poussant avec négligence la pointe de mon épée. Je raffermis ma prise sur l'arme. « Très bien. Je veux un fief, avec des serviteurs. Je veux un titre de noblesse et une femme pour me tenir chaud la nuit. Je veux obtenir un poste de garde dans votre fief, m'dame. » Pardon? Je soupirais, retenant mon envie de lui trancher la gorge. Jetant l'épée au sol, je le saisis au col, la poussant contre sa charette, faisant tomber ma cotte de maille au sol. « Et pourquoi pas la vie sauve, hein, ça te dit comme cadeau? »
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Erica Southminster
Erica Southminster
PRINCESSE DE SOUTHMINSTER
∞ Missives : 106
∞ Début de la quête : 18/08/2012

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MessageSujet: Re: ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé)   ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) EmptyJeu 23 Aoû - 19:55

    ALPHÉDOR ∞ reconcile the violence in your heart (terminé) Tumblr_m7y3gdsQ9l1rblmpdo1_500
    Je n'étais pas née d'une famille guerrière, mais plutôt pacifique. Les miens préféraient les mots à l'épée, sachant que l'on arrivait sans doute à s'entendre de cette façon courtoise et civilisée plutôt qu'à la pointe d'une épée. C'était peut-être utopique de notre part, de Rohan, de croire que tous les hommes étaient digne de paroles et même capable de comprendre les enjeux et les conséquences qu'impliquaient les trêves et les ententes. Dans un monde idéal, la parole suffirait à un homme pour sceller son serment ad vitam aeternam. J'étais de nature juste, plutôt équitable en soit. À ce malheureux incident de se retrouver au mauvais endroit et au mauvais moment, je voulais bien donner à l'homme une seconde chance, celle de prouver sa valeur. Grandes étaient la possibilité de me voir déçu, une fois de plus, par la cupidité des hommes. Je ne parvenais pas à me résoudre à regarder Alphédor empaler l'homme sur sa lame, alors quel autre choix avais-je que de tenter de marchander? Je n'osai pas quémander l'avis du seigneur de Warminster, sachant qu'il était probablement lui-même tiraillé par ses promesses et par sa galanterie. Un chevalier n'était pas en droit de retirer la vie d'un homme innocent, et comme il s'agissait de nous, les pécheurs, et de lui la victime, je ne l'en croyais pas enchanté de devoir lui arracher la vie. Je ne prétendrai guère plus loin, car je ne connaissais du seigneur Percereth que des bribes d'informations acquises lors de son emprisonnement à Southminster, de brèves et futiles données le concernant lui et sa famille. Sa manière de vivre, de voir les choses et de les gérer m'échappait, je n'avais eu besoin de m'y intéresser par le passé. Une nouveauté en soi, donc...

    « Très bien. Je veux un fief, avec des serviteurs. Je veux un titre de noblesse et une femme pour me tenir chaud la nuit. Je veux obtenir un poste de garde dans votre fief, m'dame. ». J'arquai un sourcil, visiblement décontenancée. À qui on offre une main demande le bras entier, c'était bien connu, mais la cupidité et la gloutonnerie de l'homme m'inquiétait bien au-delà de ce que je pourrais admettre: si c'était ce qu'il me demandait aujourd'hui, que demandera-t-il demain? Plongeant soudainement dans mes pensées, quand j'aurai à signer les papiers lui octroyant ce qu'il quémandait impitoyablement, mon mari aurait droit de regard et demanderait à savoir ce qu'un vulgaire paysan avait fait pour mériter pareille récompense. Il m'était fort déconseillé de dire la vérité, cette vérité que je cherche à couvrir, que dirais-je alors? Je passai la main dans mes cheveux, ma mâchoire contractée, l'air pensive. C'est un sursaut qui me tira de mes pensées, alors que le seigneur Alphédor soulevait de terre l'homme comme s'il s'agissait d'une poupée de son, sans doute aussi outré que moi des mœurs légères de l'homme « Et pourquoi pas la vie sauve, hein, ça te dit comme cadeau? ». M'avançant derrière le chevalier, je posai ma main sur son épaule pour le ramener sur terre. Cette même main qui arborait le jonc d'éternité qui me liait jusqu'à la mort au prince de Southminster « Superbe alliance, m'aam ». Je grimaçai, franchement agacée par le personnage. Le seigneur de Warminster relâcha légèrement son prisonnier, alors que je l'observai à la dérobée. Je me sentirai éternellement étreinte par la peur au ventre que ce malotru se lève un bon matin avec le besoin pressant de quémander une audience avec mon mari. Il serait tellement plus simple de le tuer là, maintenant, tout de suite. Pourquoi étais-je incapable de me raisonner à l'exécuter froidement, moi qui savais pertinemment que l'homme cupide est le premier à trahir son seigneur « Je salue votre témérité, mais vous n'êtes pas sans savoir qu'il n'existe qu'une raison pour changer son statut, monsieur, celui d'avoir prouver votre valeur. Pour le moment, vous ne m'en donnez pas pour les écus que vous me couterai ». Je lui adressai un fin sourire, croisant les bras sur ma poitrine « Je pourrais soutirer la fine dague qui se trouve dans le fourreau à la droite du chevalier et aiguiser la lame contre votre gorge, et personne n'en saurait rien ». Je caressai, dubitative, le fourreau de cette dague que j'avais aperçu bien plus tôt dans la journée. Le soleil commençait à tomber, donnant une certaine tournure dramatique à la scène « Vous couper la langue serait également une judicieuse idée afin de vous forcer à garder pour vous cette petite indiscrétion. Avez-vous une quelconque préférence avant que je procède? ». Je le sens tressaillir sous la pression des doigts du chevalier, frissonner à l'avertissement plus qu'équivoque que je lui adresse « Je vous ai donné ma parole, je peux vous retirer à jamais votre capacité à user de la vôtre si vous n'implorez pas à l'instant mon pardon, sans oublier d'adresser vos excuses au seigneur ci-présent qui, je dois l'avouer, fait preuve d'une patience infinie envers vos manières rustres et désolantes... ».
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