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 Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]

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MessageSujet: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptyMer 1 Aoû - 9:04

Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] 883374AidanDeirdre
« Rendons des comptes. »


Aidan marchait à vive allure dans les couloirs du château de Warminster. Il était extrêmement énervé en cette fin de journée, et aurait voulu obtenir qu’une certaine personne lui rende des comptes plus tôt, mais il avait été retenu dans une conversation politique avec un comte. Il ne pouvait pas couper sèchement leur discussion, car il fallait conserver ses amitiés et ses alliés dans une situation aussi tendue que celle qui était actuellement en place. Désormais, il s’était séparé de l’individu et se rendait dans ses appartements furieux. Il entra dans la première pièce des lieux, et se rendit directement dans la pièce de vie où un grand feu de cheminé était allumé. Son épouse se trouvait là, ainsi que leur deux enfants et la nourrice qui les avait en charge. Il se stoppa à quelques mètres de son épouse et se tourna vers la domestique. « Emmenez les enfants dans leur chambre Gwendeven. » . Son ton était ferme et autoritaire, et on pouvait y percevoir de l’énervement. Mais il ne criait pas non plus, tentant de se contenir devant sa progéniture. Les jumeaux se levèrent des sièges qui entouraient la table de jeu sur laquelle ils s’amusaient. Ils s’approchèrent de leur nourrice, n’ayant plus aucun sourire sur leurs visages. Ils devaient se douter que leur père était en colère, et que leur mère risquait d’en prendre pour son grade. Aidan posa sa main dans le dos de Morven pour lui faire accélérer le pas. Il contint sa brusquerie pour ne pas lui faire peur, mais il leur signalait ainsi qu’ils devaient se dépêcher de sortir. Les enfants et la servante sortirent alors de la pièce, refermant la porte derrière eux. Il était enfin seul avec son épouse.

Il posa son regard froid et dur sur elle. Il serrait son poing assez fort, tellement il avait envie de frapper quelque chose, ou bien quelqu’un. Mais il devait d’abord s’exprimer calmement, peut être que tout ceci n’était qu’un malentendu. Il fit quelques pas dans la pièce pour s’approcher d’une table sur laquelle était posée une carafe de vin ainsi que plusieurs coupes. Il remplit l’une d’entre elle du liquide alcoolisé et la prit dans sa main. « Sire Frador est enfin de retour de son voyage en Calédonie. » . L’homme en question était un chevalier qui avait gagné une bonne réputation lors des dernières années. Âgé de la vingtaine à peu près, il était fort séduisant et avait beaucoup de succès auprès des dames de la cour. Il pouvait faire ce qu’il voulait, tant qu’il ne s’approchait pas des femmes de la famille Percereth. Le problème était que le chevalier avait eut un regard un peu trop insistant et charmeur pour Deirdre, regard surpris par Aidan. Ce dernier avait même cru percevoir que son épouse avait sourit au beau chevalier en réponse. Enervé mais coincé dans sa conversation, il avait ruminé pendant un bon moment avant de pouvoir venir ici et d’obtenir des explications. « Êtes-vous ravie de son retour ? » Il essayait d’en savoir plus sur la relation qui unissait sa femme au chevalier. Il était très suspicieux sur le sujet, et ne supportait pas de savoir que sa femme s’intéressait à d’autres hommes. Elle lui appartenait, et ce qu’elle le veuille ou non.
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Deirdre Blake
Deirdre Blake
BARONNE DE L'ÎLE DE LYNESS
∞ Profession : Noble
∞ Printemps : 27
∞ Missives : 408
∞ Début de la quête : 19/05/2012

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MessageSujet: Re: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptyJeu 2 Aoû - 19:59


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“Some kind loving, turns to some kind of hatred
Some kind of loving, it gets you sooner or later
Some kind of loving, locks your heart behind a brick door
Some kind of loving, is no kind of loving at all”

C’était une après-midi agréable. Quelques affaires avec les dames de la cour avaient retenu Deirdre dans la matinée mais elle pouvait à présent passer du temps avec ses enfants. Ils jouaient tranquillement sous le regard de leur nourrice. Deirdre se tenait près de la cheminé de la pièce de vie. Elle était occupée à coudre les chemises de son époux. Ce n’était pas une tâche à laquelle elle tenait mais c’était ce que les épouses faisaient pour leur mari. Et Deirdre n’échappait pas à la règle. Elle aurait pu refuser, elle l’avait d’ailleurs fait au départ, puis elle s’était lassé de toujours s’opposer en tout. Avec l’âge elle avait appris la patience et l’endurance.
Le petit groupe fut surpris par l’entrée fracassante du chef de famille, le baron Aidan Percereth. Il ordonna aux enfants de se retirer avec la nourrice. Deirdre lui jeta un regard courroucé. Elle avait horreur de cela. De quel droit lui ôtait-il ses enfants ? Elle les avait porté en elle pendant neuf mois et elle avait passer une journée entière à les mettre au monde. Ils étaient sa bouffée d’air frais. Leur présence l’apaisait, elle se sentait complète avec eux. Sans eux ses idées noires remontaient à la surface et elle laissait le chagrin la submerger. Lui arracher ses enfants étaient pire que de lui arracher un membre. Cependant elle parvint à se maîtriser et sourit à ses enfants lorsqu’ils quittèrent la pièce. « Tout va bien ».
Dès qu’ils eurent quitter la pièce, elle subit le regard froid de son époux qu’elle soutint avec effronterie. Il en fallait bien plus pour la faire trembler. Si elle avait été un homme elle n’aurait pas hésiter à se battre contre lui avec les mains. Mais elle était une femme et elle n’avait que les mots. Aidan se servit un verre de vin, se qui n’annonçait rien de bon. L’alcool ne l’adoucissait pas. D’un ton qui se voulait détaché il évoqua le retour de sire Frador à la cour. Deirdre fronça les sourcils, ne voyant pas où il voulait en venir. Elle était honnêtement surprise. Est-ce que son retour lui faisait plaisir ? Mais qu’en avait-elle à faire ? Perplexe, elle observa le poing dangereusement fermé de son époux. Rapidement elle compris ce qu’il avait en tête. En bonne épouse elle aurait pu le rassurer sur le champs. Elle n’en fit rien.
« Bien entendu. La Calédonie est une terre lointaine et chacun sait que rien n’est plus doux que la chaleur du foyer. De plus il s’agit d’un excellent chevalier et il est très apprécié de la cour.»
Elle accompagna cette réflexion d’un regard rêveur, en songeant à la jeunesse et la beauté de sire Frador. Mais il était plus jeune qu’elle, il pouvait bien la contempler à sa guise ses espoirs étaient vains. En vérité Aidan avait bien tort de se méfier de sire Frador. Les hommes n’intéressaient pas son épouse. Fort heureusement il ignorait ce détail. Il fallait donc l’encourager dans sa jalousie afin que jamais il ne découvre que sa femme préférait la compagnie des personnes de son sexe. Son expérience avait été brève mais si délicieuse et douce en comparaison de la brutalité de Aidan.
« Je m’étonne d’une telle question.»

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MessageSujet: Re: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptyVen 3 Aoû - 11:35

Aidan ne perdit pas une seule seconde pour faire sortir les enfants avec leur nourrice. Il leur fit accélérer la cadence et s’exaspéra de voir que sa femme les rassurait, comme s’il y avait besoin de dire ce genre de choses. Il était leur père, et les jumeaux n’étaient pas censés craindre les attitudes de leur paternel avec leur mère. Mais voilà, il fallait constamment que Deirdre se les approprie, ne voulant pas les lâcher d’une semelle. Il avait d’ailleurs fait des concessions sur ce sujet, cédant de la place à son épouse dans l’éducation de sa progéniture. Pourtant, la tradition voulait que les nourrices et précepteurs aient un rôle important. Mais sa femme était butée et têtue, et quelque part il se rassurait de savoir ses enfants avec son épouse puisqu’elle les protégeait comme elle se devait de le faire. Quoiqu’il en soit, une fois la pièce évacuée des personnes non désirées pour la conversation qui allait suivre, le baron de Lyness ne tarda pas à entrer en scène. D’abord calmement, il voulait décrocher quelques informations sur l’opinion de Deirdre quand au chevalier de renom qui se prénommait Frador. La réponse que donna son épouse ne fut pas à son goût, puisqu’elle affirmait apprécier le retour du bel homme, tout en n’omettant pas de préciser que nombreux étaient les courtisans qui l’appréciaient. Aidan ne pouvait tolérer une telle réponse, mais il ne s’emporta pas tout de suite. « Certes, mais qu’a-t-il dans son foyer ? Ni épouse, ni enfants. De quoi aurait-il pu manquer durant son voyage ? » . A part une maîtresse, il ne voyait pas. La vie des chevaliers était faite de barroudages, ils n’avaient que peu de points d’attache.

Aidan attrapa une coupe de vin pour commencer à boire. Il buvait d’ailleurs plus que régulièrement, abusant parfois de la boisson alcoolisée. D’autant plus que l’état d’ivresse ne l’arrangeait pas, puisqu’il en perdait ses barrières et devenait plus violent et impulsif encore qu’il ne l’était lorsqu’il était sobre. Elle se permit de s’étonner de son interrogation. Mais évidemment, elle faisait comme si elle n’avait rien à voir avec le beau chevalier. Elle dissimulait très certainement ses sentiments et la véritable nature de la relation qui la liait à Frador. Il ne supportait pas l’idée qu’elle puisse se moquer de lui de cette manière. Elle était censée le respecter, et non pas user d’ironie, de sarcasme et de fausse naïveté avec lui. Il avait du mal à contenir sa colère et fit quelques pas dans la pièce, ne supportant plus de rester sur place. Il termina sa coupe de vin d’un trait mais la garda dans sa main, ce qui annonçait qu’il n’avait pas fini de se désaltérer de cette boisson. « Ne feignez pas l’étonnement. Je vois clair dans votre jeu ! » . Il commençait à perdre patience et déjà à hausser le ton. Il s’arrêta près d’un mur et lui jeta un regard noir. L’idée de la savoir dans les bras d’un autre lui était insupportable. Elle était son épouse, elle lui appartenait. Il était extrêmement possessif et jaloux, sans doute à cause du fait qu’il ait été mis de côté par certains membres de sa famille. Il gardait son sang-froid en publique et en présence des autres, mais lorsqu’il se retrouvait seul il ne pouvait plus contenir sa colère et la laissait éclater. Deirdre était habituée de ce genre de crises qui étaient plus que fréquentes, bien qu’elles diminuaient avec les années.
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Deirdre Blake
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MessageSujet: Re: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptyMar 7 Aoû - 18:00


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“Some kind loving, turns to some kind of hatred
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Deirdre observa son époux, guettant sa réaction. Il fut un temps où elle le détestait. Pire, elle lui vouait une haine féroce. Il ne trouvait grâce à ses yeux, ne voyant que ses défauts, ne lui reconnaissant aucune qualité et le trouvant même laid, ce qu’il était loin d’être. Il avait même embelli avec l’âge. Du moins si on appréciait ce genre de beauté farouche et fière. Avec le temps elle s’était surprise à lui reconnaître un certain charme puis elle admit qu’il était beau. Pourtant elle lui refusait toujours sa couche. Le souvenir de leur nuit de noce demeurait dans son cœur comme une affreuse cicatrice. Outre ce détail leur relation s’était grandement améliorée. Il était né une sorte de respect et d’amitié, tous deux regardant dans la même direction. L’ambition et le goût de pouvoir les unissaient à défaut de sentiment plus pure comme l’amour.
« La famille. Et ses amis. Il y a aussi de gentes dames qui l’apprécient et qui espèrent être sa reine de beauté. Sire Frador est très prisé dans les tournois. »
Que croyait-il ? Qu’elle allait lui avouer qu’elle avait une liaison passionnée avec le beau chevalier et qu’elle allait implorer son pardon ? Elle ne le trompait pas avec sire Frador ni avec aucun homme. Une fois, une nuit, elle avait échangé des caresses et des baisers avec sa jeune sœur Adelosa, pour calmer son angoisse plus qu’autre chose. Certes ce fut un moment agréable, comparé à la brutalité de son époux. Deirdre avait même songer à trouver une maîtresse, charmée par la douceur féminine. Mais elle n’avait aucune liaison. Son amour elle le réservait à ses enfants.
Elle sursauta quand il haussa le ton. Il venait de vider sa coupe et elle n’aimait pas le voir boire. Il s’emportait davantage. Elle pouvait déjà deviner son impatience et son agacement par ses gestes brusques. Allait-il encore lui faire une crise de jalousie dont il avait le secret ? Elle ne faisait rien pour le mériter. Il n’était qu’un idiot. Jamais elle ne le tromperait. Elle avait tout à perdre si jamais elle commettait l’adultère. Son titre, sa protection, ses enfants. Les foudres d’Aidan seraient terribles. De plus aucun homme ne trouvait grâce à ses yeux. Son cœur n’avait jamais éprouvé les tourments de l’amour et elle se croyait protéger de ce sentiment.
« Je vous assure vous vous méprenez. Je ne joue à aucun jeu. Sire Frador ne représente rien pour moi.»
La peur lui tenaillait le ventre mais elle ne devait pas céder. Elle n’avait rien à se reprocher, elle ne craignait rien. La chaleur du feu la rassura quelque peu et elle trouva le courage de se lever et de s’approcher de son époux. Ses pas étaient quelque peu hésitants mais elle tint bon. Le regard d’Aidan était aussi sombre et farouche qu’une bête sauvage et elle tendit la main vers lui comme elle l’aurait fait avec un fauve. Attrapant la coupe de vin, elle la posa sur la table avant de reporter son attention sur son mari. Elle glissa ses mains dans les siennes et s’efforça de sourire.
« Je vous en prie, mon seigneur. Calmez vous. Il est inutile de nous disputer pour une chose qui n’existe pas.»

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MessageSujet: Re: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptyMer 8 Aoû - 8:59

Le ton ne tarda pas à monter. Aidan aurait aimé savoir se contrôler, mais il y avait tellement de haine et de colère en lui qu’il ne parvenait à rester calme. Il savait pourtant que ses crises de jalousie étaient un véritable fardeau pour son épouse qui subissait la violence de son mari. Le baron de Lyness n’aimait pas non plus en arriver là, et dès que la colère retombait, quand il se retrouvait seul, il culpabilisait de ses gestes et même parfois de ses mots qui dépassaient de loin le respect. Une fois encore, la situation dégénérait sans que personne ne puisse l’arrêter. L’alcool aidant, il accusait sa femme d’entretenir une relation avec un beau chevalier de la cour. Aidan fit remarquer que rien n’attendait le jeune homme à la cour d’Orcanie, puisqu’un chevalier se devait de mener une vie de solitaire. Mais évidemment, il fallait que Deirdre fasse remarquer qu’il ne laissait pas de nombreuses courtisanes indifférentes. Il savait parfaitement que son épouse faisait parti du nombre, qui pouvait résister aux beaux yeux et à la jeunesse de Sire Frador. Il siffla entre ses dents, d’un ton haineux : « Et vous ma chère ? Aimeriez-vous être sa reine de beauté ? » . De toute évidence, il n’avait d’ailleurs pas besoin de la réponse de sa bien aimée pour le savoir. Il ne tolérait pas qu’elle lui puisse l’insulter ainsi, elle qui était censée lui obéir avec dévotion. Il n’en était rien, elle n’en faisait qu’à sa tête, tout le temps. Deirdre réfuta les accusations de son époux, affirmant qu’elle n’entretenait aucune relation adultère avec le beau chevalier. Mais le baron était bien trop têtu, et lorsqu’il était persuadé d’une chose, impossible de changer cela quand la colère s’était jointe à la partie.

Il ne l’écouta pas, ses mots n’étaient que du vent visant à le faire détourner les yeux. Mais visiblement, la jeune femme voulait le dissuader de croire à ses mensonges. Elle se leva et s’approcha de lui, à ses risques et périls. Elle saisit la coupe de vin qu’Aidan tenait et la posa plus loin. Elle était parfaitement consciente que l’alcool l’empirait, et sans doute voulait-elle s’épargner bien des souffrances. Il n’apprécia pas du tout qu’on lui retire sa boisson, et moins encore les paroles rassurantes totalement vides de sens à ses yeux. Elle voulait surtout éviter d’assumer ses erreurs et son amant. Mais il était trop tard, Aidan y croyait trop pour changer d’avis. Il la poussa violemment pour qu’elle s’éloigne de lui, ne voulant pas la savoir trop près de lui. « Comment pouvez-vous m’insulter de la sorte ?! » . Aidan ignorait sincèrement ce qu’il avait pu faire à sa femme pour qu’elle le considère si peu, pour qu’elle soit tellement malheureuse à ses côtés. Pourtant, il essayait de faire des efforts, mais ça ne prenait pas. Elle restait l’enfant effrontée qu’il avait épousée, année après année. « Vous faites entrer ce chevalier dans votre couche alors que vous en refuser l’accès à votre propre mari ! » . Il criait désormais, sans aucune maîtrise de lui-même. Il se tourna pour attraper la coupe qu’elle lui avait prise, et la remplit de nouveau avec le liquide bordeaux qui lui faisait perdre toutes ses limites. Il but le contenu du récipient en quelques secondes à peine. Il était désormais de dos par rapport à Deirdre. Il sentait la colère s’emparer de tout son être, et savait très bien qu’il allait aller plus loin ce soir, une fois encore.
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MessageSujet: Re: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptyJeu 9 Aoû - 11:47


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“Des yeux troublés ne peuvent voir la vérité”

Malgré sa peur, Deirdre s’était montré douce avec son époux. Elle s’était efforcée de sourire et de le rassurer. Sa jalousie n’avait pas de fondement. Avec sincérité elle avait affirmé qu’elle lui était fidèle. Elle pensait que la tempête était passée, qu’il se calmerait et que la dispute était évitée. Foutaise ! Aidan la repoussa si violemment qu’elle manqua de tomber. Voilà donc ce qu’elle méritait pour s’être adoucie. Pour lui faire plaisir elle avait montrer de la tendresse et de l’affection. Elle avait tenté d’agir comme une épouse aimante. Pendant un court instant elle avait voulu le rendre heureux. Malheureusement elle n’avait réussi qu’à attiser sa colère. Son maigre sourire s’estompa. Il ne fallait pas qu’elle pleure, elle était brave, elle lui tiendrait tête.
« C’est vous qui m’insultez avec vos odieuses accusations.»
Son ton était dure et cassant. Son regard aussi froid que la pierre. Ils n’étaient pas à leur aise avec les mots et les gestes tendres. Mais quand il s’agissait de s’insulter et de se battre ils trouvaient toujours les mots. Il l’accabla de reproches, cria avant de vider une autre coupe de vin. Deirdre tremblait de tout son être. Son époux lui tournait le dos. La colère lui faisait tourner la tête. Elle attrapa le premier objet qui se trouva à sa portée, le plateau de jeux des enfants, et elle le lança à travers la pièce. Le plateau vint s’écraser aux pieds d’Aidan. Elle avait voulu lui jeter sur la tête mais au dernier moment sa main avait refusé et elle s’était contenter de le jeter à côté. Même furieuse elle ne parvenait pas à le blesser totalement. Elle se contenta de le blesser en surface, des paroles et des actes qui pouvaient cicatriser, jamais de coup fatal. Son regard se posa sur le plateau de jeux et elle regretta amèrement son geste. Ses enfants auront besoin d’un nouveau. Qu’elle le veuille ou non elle ne pouvait pas fuir, elle était lié pour toujours à cet homme car il y avait les enfants. Seule elle aurait pu fuir mais à peiné mariée il l’avait déjà engrossée et rendue prisonnière. Elle ne pouvait abandonner ses enfants. Les larmes lui montaient aux yeux mais elle les empêcha de couler. Il ne la verrait pas pleurer.
« Pour qui me prenez vous donc ? Je ne suis pas une de vos vulgaires catins qui ouvrent les cuisses devant une pièce d’or. Je suis une dame, votre épouse et bien que cela ne soit pas mon choix je vous appartiens. J’ai porté vos enfants en mon sein, je vous ai donné un héritier et une fille à marier. Je porte votre nom.Vous vous étonnez de voir ma chambre close mais vous l’avez cherché ! Je n’étais qu’une enfant et vous m’avez violenté. Encore aujourd’hui j’ai peur de subir votre brutalité. Pourtant…» Elle porta une main à son cœur, son souffle était devenu irrégulier et elle avait besoin de se calmer. Mais la colère et la tristesse ne voulait pas la quitter. « Pourtant j’accomplis mon devoir envers vous. Il y a dix jours de cela ne vous ai-je pas laissé entrer ? N’ai-je pas retenu mes larmes pour me donner à vous ? Malgré mes efforts pour vous être agréable vous me repousser, vous m’insultez et vous me calomniez. Aucun homme ne partage ma couche à part vous. Mais si vous continuez à vous défiez de moi, moi votre épouse et voter meilleure alliée ! Alors… alors vous finirez seul.»
Elle n’en pouvait plus. Lasse de se battra contre lui, elle regagna son siège près du feu. Elle essuya les larmes qui menaçait de rouler sur ses joues en prenant soin de ne pas le montrer. Une fois ses yeux secs elle se tourna vers lui et souffla.
« Je croyais être votre reine de beauté.»
Elle l’avait été. Pour leur fêter leur fiançailles, le baron de Lyness avait organisé un tournois. Aidan était étincelant dans son armure or et écarlate. Plus que jamais il ressemblait à un fauve. Il ne portait pas encore la barbe et ses cheveux étaient plus courts. Il avait tendu sa lance vers elle et elle avait noué son ruban autour en lui souhaitant bonne chance. Aux yeux de tous ce fut un tendre moment entre deux promis. Mais Deirdre savait que c’était leurs pères respectifs qui avaient insisté.


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MessageSujet: Re: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptyJeu 9 Aoû - 19:07

Spoiler:
 

Aidan repoussa Deirdre qui tentait d’avoir un geste d’affection pour lui. Il trouvait cela trop suspect, c’était tellement rare qu’elle semblait utiliser ce pouvoir féminin pour lui faire oublier ses soupçons et éviter qu’une nouvelle crise éclate entre eux. Mais le baron ne tomba pas dans le piège si facilement, il ne voulait pas se faire avoir. Pas question de laisser passer une attitude pareil, ce manque de respect qui l’humiliait. Si jamais leur relation devenait publique, il était certains de devenir la risée de tous, et comment pourrait-il s’en relever ? Il aurait tellement voulu que leur mariage soit autrement, lui qui était pourtant prêt à donner de l’affection, à défaut d’amour. Mais s’ils en étaient là, à avoir autant de haine l’un pour l’autre, c’était la faute de Deirdre. Elle s’était montrée désobligeante et distante dès le début, ne supportant pas les mains de son époux sur elle. Alors l’insulté ici, c’était lui, et non pas elle comme elle semblait l’affirmer sans aucune scrupule. La dureté de leurs visages respectifs résumaient très bien la situation. Le mépris et la colère était leur communication récurrente. Mais elle osa franchir un pas en lançant la table de jeux des enfants sur Aidan. Certes, elle termina à ses pieds et ne le blessa. Mais ce geste témoignait du degré d’irrespect que Deirdre avait pour son époux, et il ne pouvait tolérer cela.

Le baron de Lyness jeta un regard plus noir que jamais à son épouse. Les débris étaient éparpillés à ses pieds, mais il ne les regarda même pas. Elle fit un plaidoyer sur sa personne, sur leur vie commune, sur ses actes et ce qu’elle avait fait. Leur mariage non voulu, les enfants, une certaine loyauté, et leur nuit de noces pendant laquelle il aurait soi-disant été violent. Il avait du la forcée parce qu’elle le refusait, ce n’était pas de sa faute ! Elle aurait pu éviter ce drame. Elle affirmait faire des efforts, mais c’était si peu ! Et jamais il ne pourrait finir seul, il avait sa femme, ses enfants, sa famille, et aucun ne pouvait le quitter sans son consentement. Lui qui faisait tout pour élever sa famille, aucun n’avait de reconnaissance, jamais personne ne lui montrait de la gratitude. Oui, elle était belle, quand elle souriait. Mais c’était tellement rare, ces moments où elle semblait presque heureuse. Il en avait assez de l’entendre, elle ne faisait que se défendre avec des mensonges, du vent, et reportait toute la faute de leur mariage raté sur les épaules de son époux. Il siffla entre ses dents, d’un ton perçant à faire froid dans le dos : « Une beauté glaciale. Vous êtes tellement froide … » . Il cracha ce dernier mot avec un certain dégout. Etait-il si écœurant aux yeux de Deirdre, pour qu’elle craigne à ce point sa présence ? La femme avec qui il était coincé pour le reste de ses jours avait tellement peu de considération pour lui qu’il en venait à inventer de fausses accusations, ne trouvant aucune raison si ce n’est des amants pour qu’elle le rejette ainsi.

Il s’approcha d’elle doucement. Tellement doucement que ça en devenait menaçant. Et ça l’était, car la fureur d’Aidan n’était pas descendue, bien au contraire. Il ne maîtrisait plus ses mots, et moins encore ses gestes. C’était déplorable d’en arriver là, mais c’était devenu leur quotidien depuis le début de leur mariage. Avaient-ils déjà connus une journée entière de joie ensemble ? Il ne saurait le dire, parfois il en ressentait. Mais combien de temps cela durait-il ? Quelques minutes ? Il aurait aimé lui donner une vie appréciable, et en recevoir une en retour. Mais la seule chose qu’il se donnait, c’était un soutien, et il lui arrivait parfois de la considérer comme son ami. Ils avaient les mêmes intérêts, les mêmes ambitions. Mais le sujet épineux des devoirs conjugaux venaient sans cesse tout bousculer. Il s’arrêta juste devant et saisit le menton de la jeune femme entre ses doigts pour la forcer à le regarder, et ce, sans aucune délicatesse. « Je vais vous faire enfermer quelques jours dans votre chambre ma douce, et vous ne pourrez sortir que lorsque ce sera réellement nécessaire. » . Il aurait aimé ajouter qu’il lui interdisait de voir ses enfants, mais il ne pouvait pas. Il ne voulait pas les faire souffrir, et encore moins se servir d’eux pour la punir. Ils n’étaient responsables de rien dans cette affaire. « Et je viendrais vous visiter … tous les soirs. » . Son ton était ferme, il ne faisait que murmurer, mais il savait le poids de ses mots. En réalité, c’était un calvaire pour lui aussi, de coucher avec cette femme qui n’avait pas une once de désir pour lui, et qui n’arrivait pas à prendre du plaisir. Que croyait-elle ? Que lui en ressentait en masse alors avec son attitude ? Bien sûr que non. Il la lâcha subitement en poussant son menton sur le côté, avec violence. Alors qu’il s’approchait de nouveau de la table pour se saisir une coupe de vin, il ajouta sur un ton de reproche. « Peut-être ainsi me donnerez-vous ce troisième enfant que j’attends tant. » . En effet, il voulait un troisième enfant. Plus ils étaient nombreux, et plus l’assurance de la pérennité de sa famille s’agrandissait.
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MessageSujet: Re: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptyVen 10 Aoû - 16:27

Spoiler:
 


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“You said you loved my smile
And even if it kills me
I'm gonna smile”

Au cours de cette dispute, elle avait commis deux erreurs. La première était d’avoir montré de l’affection pour Aidan. Cela n’avait fait qu’attiser sa colère. La seconde avait été de se confier à lui, en espérant qu’il la comprendrait. Il ne l’avait pas comprise et il ne la comprendrait jamais. Si encore il s’était excusé, si il avait témoigné une once de regret, elle aurait pu lui pardonner. Elle aurait mis sa brutalité sur le comte de la fougueuse jeunesse. Mais il était persuadé d’avoir agit dans son bon droit.
« Une beauté glaciale. Vous êtes tellement froide … »
« Sans doute parce que votre cœur manque de chaleur.» répliqua-t-elle sur le même ton sifflant.
Elle aurait pu ajouter que sire Frador ne la trouvait pas si froide mais cela aurait été un mensonge qui l’aurait rendu fou de rage. Et cette colère serait retomber sur elle, aussi violente que la foudre. Son visage était tourné vers le feu et ses mains se crispèrent aux accoudoirs quand elle entendit le bruit des pas d’Aidan. Il saisit son menton avec force, ce qui obligea Deirdre à le regarder en face. La sentence du cruel juge tomba. Il allait l’enfermer. Elle fulminait. De quel droit osait-il l’emprisonner comme une vulgaire prisonnière ? Elle s’apprêtait à répondre mais aucun son ne sortit de sa bouche. Il en avait le droit. Cela était une torture de l’admettre mais elle était son épouse et il pouvait l’enfermer à double tours personne n’irait s’opposer. Inquiète elle attendait la suite de son jugement.
« Et je viendrais vous visiter … tous les soirs. »
Il n’aurait pu la blesser plus sévèrement avec un poignard. Une cruelle punition pour un acte qu’elle n’avait pas commis, pas même en pensée. Il la relâcha brutalement et elle porta sa main à son visage pour soulager sa douleur. Elle voulait demander « Et les enfants ? » mais elle n’osait pas lui donner une nouvelle idée. Il n’avait rien dit à leur sujet ce qui était bon signe. On ne pouvait l’empêcher de les voir après tout. Ils étaient son soleil et sa lune, deux astres jumeaux indispensable pour éclairer sa vie. Si elle pouvait ne vivre qu’avec eux, son bonheur serait parfait. Mais il y avait cet homme qui la voulait, qui frappait à sa porte. Il réclamait un autre enfant. Malgré sa colère Deirdre ne put s’empêcher de l’observer avec surprise. Il ne lui avait jamais dit, du moins elle ne se souvenait pas qu’il avait énoncer ce souhait. Elle pensait qu’il était satisfait des jumeaux et qu’il ne chercherait pas à avoir d’autres enfants. Elle-même prenait soin de ne pas tomber enceinte. Malgré la colère, la haine qu’elle éprouvait pour lui à cet instant, son esprit s’emballa. Pourquoi pas ? Morven et Moira étaient peut-être nés trop tôt, quand elle le détestait de tout son être. Mais maintenant. Ho bien sûr, pour le moment elle lui en voulait, mais ils avaient appris à se connaître, ils étaient des alliés, des amis, dans les bons moments. Un enfant serait-il capable de les rapprocher ? D’une certaine manière elle aimait Aidan à travers ses enfants. Il était heureux, fier de ses enfants. elle voyait bien son regard s’illuminer quand Moira lui montrait ses broderies et quand Morven confectionnait des pièges à poissons. Revivre les premiers mots, les premiers pas, les premiers jeux d’un enfant pourrait peut-être ranimé les braises de leur affection. Leur relation était un feu fragile qui peinait à briller. Mais un enfant était un nouveau souffle, il pouvait être capable d’attiser ce petit feu.
« Soit. Je suppose qu’aucune plaidoirie ne saura vous émouvoir. Aucun argument ne sera capable de vous convaincre de mon innocence. Je m’en vais donc souhaiter bonne nuit aux enfants et je vous attends dans ma chambre.»
Fière comme une reine, elle quitta son siège et se dirigea vers la chambre des enfants. Comme si de rien n’était elle leur sourit, caressant leurs cheveux et les embrassant. Morven lui saisit le bras et demanda le sujet de la conversation entre son père et sa mère en chuchotant.
« Ce sont des affaires de grandes personnes, mon âme. Laisse dont ta mère et ton père les régler. Dormez bien lumières de ma vie.»
La baronne de Lyness regagna sa chambre et aidée de sa camériste, elle revêtit ses habits de nuit. Elle ne les garderait pas longtemps songea-t-elle. La femme de chambre entreprit de démêler sa longue chevelure corbeau mais Deirdre la congédia. Renouvelant son ordre avec plus de fermeté, elle fut enfin laissée seule. Les larmes ne tardèrent pas à rouler sur ses joues et cette fois elle pouvait les laisser couler sans honte. Elle devait être forte, elle en était capable. Oui. Elle allait faire des efforts, elle allait sourire car il aimait son sourire. Il lui murmurait qu’elle était très belle quand elle souriait. Elle se montrerait douce et docile comme il le voulait. Attrapant sa brosse, elle dénoua elle-même sa chevelure de jais en attendant que son époux la visite.

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MessageSujet: Re: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptySam 11 Aoû - 11:33

Plus rien ni personne ne pouvait raisonner le baron de Lyness. Persuadé de ce qui n’était qu’illusions, la colère s’était emparée de tout son être pour le mettre dans un état d’énervement qui n’était pas si rare chez lui. Sa chère épouse le connaissait bien, et elle se doutait que ses nerfs n’allaient pas passer si facilement. Elle osa jeter un objet à ses pieds, objet grandement apprécié de leurs enfants. Ceux-ci risquaient d’être très tristes au lendemain matin, lorsqu’ils découvriront les dégâts engendrés par la dispute de leurs parents. Mais il n’avait que faire de cela pour le moment, il était trop concentrée sur Deirdre qui répliquait une fois de plus en reprochant à Aidan de manquer de chaleur. De la chaleur, il lui en avait donné, et bien plus qu’elle ne le méritait. Mais tout ce qu’il avait récolté c’était la froideur d’une épouse qui ne l’aimait pas, ne le désirait pas, et le supportait que trop peu. Ne voulant pas s’arrêter là, il décida de la punir comme il se devait de le faire. La jeune femme allait rester enfermée quelques jours dans sa chambre, jusqu’à ce que son époux décide que ce soit assez. Pour l’enfoncer un peu plus et lui faire amèrement regretter son comportement, il lui annonçait qu’il passerait la voir tous les soirs. Il n’était pas plus réjoui qu’elle de cela, préférant les bras chaleureux de femmes le désirant davantage. Mais il allait s’y tenir, pour montrer qu’il gardait sa parole et pour la punir correctement. Peut-être ainsi ses envies d’ailleurs allaient lui passer, et qu’elle n’oserait plus lui manquer de respect comme elle venait de le faire. Elle visait juste, aucun mot ne pourrait le faire changer d’avis maintenant que sa décision était prise. Et moins encore les lamentations d’une épouse sans amour. Il la laissa quitter la pièce pour aller embrasser leurs enfants, mais lui signala : « Faites vite. » afin d’augmenter la pression qui pesait sur ses épaules. Il n’était pas pressé de la rejoindre dans sa chambre, et de subir encore ce regard dégouté. Il lui était au moins reconnaissant de ne pas étaler leurs disputes conjugales aux oreilles des enfants qui, bien évidemment, allaient vouloir prendre la défense de leur mère. Elle leur donnait plus d’amour que lui, les marques d’affection d’Aidan se faisaient plutôt rares, mais il les aimait lui aussi.

Le baron se servit une autre coupe de vin en attendant qu’elle câline les jumeaux. Il la but tout en observant le feu lécher les parois de la cheminée. Il fut alors pris de doute, une fois la tempête calmée. Ce n’était qu’un regard, et il avait tout de suite conclu à une affaire d’adultère. Il avait sans doute été trop vite en besogne, mais il n’aurait pas réagi ainsi si son épouse n’éveillait pas les soupçons par la froideur de son comportement à l’égard de son mari. Tout était tellement compliqué avec elle, et la communication entre les époux avait bien du mal à s’arranger. Après que plusieurs longues minutes se soient écoulées, il termina sa coupe de vin qu’il reposa sur la table. Il prit la direction de la chambre de son épouse et entra dans celle-ci. Elle était éclairée par le feu de cheminée, sans doute préparé par les domestiques qui avaient anticipé le coucher de leur maîtresse. Cette dernière était seule, en train de se coiffer sa longue chevelure sombre. Il lui jeta un rapide regard puis s’éloigna vers la fenêtre de la chambre pour y observer la lune. Elle n’était qu’un fin croissant, éclairant peu le château et les contrées qui s’étendaient derrière.

C’était terrible à dire, mais il n’avait pas envie d’être là. Il en avait marre de ce sentiment qui le prenait aux tripes chaque fois qu’il voulait remplir ses devoirs conjugaux. Elle ne voulait pas de lui, elle ne voulait jamais de lui. Il soupira pour lui-même avant de se décoller du rebord de la fenêtre et de s’approcher du lit. Il défit son doublet pour le retirer, avant de se retrouver en chemise. Ce n’était certainement pas elle qui allait s’occuper de lui défaire ses habits. Comme toujours, elle allait se contenter de s’allonger, ne faisant aucun effort. Sans rien pour annoncer qu’il aborde ce sujet, il s’exprima : « Je rachèterai une table de jeux pour les enfants dès demain. » . Il n’avait pas envie de les voir tourner en rond à cause de la haine de leurs parents. Il s’approcha de Deirdre qui était assise, face au miroir de sa coiffeuse. Il ferait installer l’objet dans la chambre de son épouse, afin que les jumeaux ne pâtissent pas de la punition infligée à leur mère et qu’ils puissent quand même la voir.
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Deirdre Blake
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MessageSujet: Re: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptyLun 13 Aoû - 13:15


Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] 954418tumblrlqz0i0rvXe1qcetgto1100byfraisesvertes
“ And I told you to be patient
And I told you to be fine
And I told you to be balanced
And I told you to be kind”

Quelque chose n’allait pas chez elle. Elle n’avait aucune référence, aucun modèle. Sa mère était décédée alors qu’elle n’était qu’une enfant. Il lui était difficile de se souvenir d’elle. Résultat, elle n’avait jamais pu observé un couple dans l’intimité. Comment faisaient donc les autres ? Tous les couples ne pouvaient être aussi malheureux que le sien. Certes quelques rares élus possédaient la chance de s’aimer. Mais les autres ? C’était hélas un sujet dont elle ne pouvait discuter avec personne. Elle n’avait personne à qui se confier, encore moins à propos d’un sujet aussi intime. Après le moment passé avec Adelosa elle pensait que la raison était qu’elle n’aimait pas les hommes. Elle avait songé qu’elle pouvait être attirée par les femmes. Mais cette idée n’avait pas germé longtemps dans son esprit.
Deirdre fut arrachée de ses pensées par son époux. Sans un mot Aidan pénétra dans la chambre et se dirigea directement vers la fenêtre. Elle l’observa à la dérobée. Pourquoi ? Pourquoi dès qu’il entrait dans sa chambre, son ventre se nouait ? Elle ressentait un malaise, ses membres tremblaient et elle en avait presque la nausée. Au fond d’elle-même le souvenir de sa première nuit était toujours vif. Elle croyait pourtant avoir fait des progrès. Au départ, elle pleurait, elle criait même et refusait de se laisser faire. Maintenant elle se montrait plus docile, silencieuse. Cela ne semblait pas suffire pour lui.
La jeune femme inspira profondément. Un effort. Elle en était capable. Elle avait tant d’amour et de tendresse pour ses enfants elle pouvait bien en manifester un peu pour lui. Oui elle allait se montrer plus douce. Pleine de résolutions, elle sursauta en entendant le son de sa voix.
« C’est très aimable de votre part.»
La silhouette d’Aidan se reflétait dans la surface polie. Il se rapprocha d’elle. Ses pieds restaient cloués au sol et ses mains figées sur sa brosse à cheveux. Un effort. Lentement elle relâcha sa brosse et la déposa sur la coiffeuse. Doucement elle se tourna vers son époux. Elle tenait vraiment à améliorer leur relation, elle le souhaitait de tout son cœur mais cela était si douloureux. Surtout ce soir où elle craignait que ses efforts soient mal interprétés. Jaloux comme il était, la moindre marque de tendresse lui paraîtrait suspecte. Elle ne devait pas y penser. Le risque devait être pris. Elle glissa ses mains dans les siennes et les porta à ses lèvres. Peut être qu’avec de la patience et de la douceur la peur se calmerait, peut-être même qu’elle partirait. Comme elle voulait ne plus avoir peur de se donner à lui.
« J’ai conscience de vous décevoir depuis notre mariage. Je m’étonne que vous vouliez encore de moi après tout ce temps.»
Elle n’était pas une bonne épouse. Cela la rendait triste parfois car il s’agissait de son rôle. Elle était une épouse et une mère. Mais elle ne remplissait pas tous ses devoirs. Que dirait son père, lui qui avait quitté sa terre natale, qui avait mis son épée au service d’un seigneur étranger et qui avait accepté ce mariage ? Il avait toujours agit pour son bien. Il lui manquait tant.
« Peut-être… Nous serait-il possible de nous entendre ? Je vous assure que je suis prête à faire de mon mieux si vous me promettez d’en faire aussi. Je vous donnerai cet enfant que vous désirez, je prendrais toutes les mesures qui s’imposent. Cela vous plairait-il ? »



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MessageSujet: Re: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptyMer 15 Aoû - 10:32

Il ne se sentait pas à l’aise dans cette chambre. Même les murs, les meubles, et l’air semblaient le rejeter, préférant le voir ailleurs. Le baron de Lyness détestait sa situation, et son mariage ne pouvait pas être pire. Rares étaient les unions d’amour, mais la plupart des couples semblaient au moins pouvoir se supporter lors des devoirs conjugaux. Il s’y prenait bien, sinon il n’aurait pas autant de succès auprès de ses maîtresses. Le problème ne pouvait donc pas venir de ses performances, il venait d’autre part. Lorsqu’il s’agissait de la chambre à coucher, Deirdre semblait l’accabler de tous les maux. Et pourtant, il faisait des efforts, essayant d’obtenir son affection par quelques cadeaux de temps à autres. Mais aucun présent ne trouvait grâce aux yeux de la belle, qui voulait à tout prix se voir éviter les moments douloureux où ils se retrouvaient dans un lit. Il pensait à la table de jeux, brisée sur le sol de la pièce de vie de leurs appartements. Il ne voulait pas que ses enfants lui en veuillent, et qu’ils s’ennuient, alors il préférait annoncer qu’il allait en acquérir une nouvelle sous peu. Après la réponse de la jeune femme, il s’approcha d’elle mais toujours avec une certaine retenue. Ce n’était pas des frissons d’effroi qu’il voulait provoquer lorsqu’il effleurait sa peau, mais bien de plaisir. La toucher devenait un véritable calvaire dès lors qu’elle ne semblait pas apprécier sa présence et son contact. Mais étrangement, ce soir elle semblait s’adoucir. Elles glissa ses mains dans celles de son époux avec un douceur troublante tellement elle était rare. Elle y déposa quelques baisers, sans doute dans l’objectif d’apaiser le courroux de son mari. Aidan était méfiant, elle essayait peut être de se racheter une conduite. Mais il avait tiré des conclusions trop hâtives avec juste un regard. Peut être essayait-elle juste de lui prouver sa bonne foi. Il se laissa donc faire, appréciant pour une fois qu’elle se comporte de la sorte. « Vous êtes mon épouse et la mère de mes enfants, je ne puis vous répudier sans en éprouver les plus vifs remords. » . Il aurait pu, depuis longtemps, l’obliger à prendre le voile dans un couvent. Mais c’était son mariage, et il devait l’assumer jusqu’au bout. D’autant plus qu’elle lui avait donné un héritier et une fille, elle avait donc, quelque part, rempli sa part du contrat.

Deirdre était disposée à faire des efforts, et elle l’exprimait avec une conviction qui ravi son époux. Elle était même prête à lui donner un autre enfant, ce qui ne pouvait pas lui plaire davantage. Il était satisfait des jumeaux, mais voulait plus encore. Il adorait ses enfants, et l’idée que sa famille devienne plus grande. « Oui, ce serait très aimable de votre part. » . Aidan fit lever son époux en lui saisissant les mains, avec délicatesse, à son tour. Il voulait la remercier de ses paroles et de ses projets, mais ignorait si elle allait encore exprimer une froideur écœurante. Il s’essaya quand même, levant l’une de ses mains pour venir doucement caresser le visage de la jeune femme. Il guettait la moindre de ses réactions avec une certaine appréhension. « Je souhaiterai passer plus de temps en votre compagnie, mais les affaires politiques me retiennent, j’en ai pleinement conscience. » . Il prenait du temps, mais pas suffisamment. Quand il ne s’agissait pas du lit conjugal, ils s’entendaient plutôt bien, et s’appréciaient. S’il arborait une attitude conquérante avec elle, peut-être allait-elle tomber sous son charme. Mais il n’était pas sûr qu’une telle manœuvre fonctionne. Si après tant d’années de mariage il ne possédait toujours pas son cœur, ce n’était pas sans raison.
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MessageSujet: Re: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptySam 18 Aoû - 18:07




“ Il faudra laisser faire le temps
Nous rapprocher, nous apprivoiser
On sait que ça prendra du temps
Pour avancer pour l'éternité”

Que cela leur plaise ou non, ils étaient liés. Les liens du mariage étaient sacrées mais on pouvait se débarrasser d’une épouse encombrante. Quelque chose de plus fort encore les unissait : leurs enfants, une chose qui avait davantage de valeur aux yeux de Deirdre. Son sang était au sien. Deux êtres qui portaient leur héritage et leur chair en un seul corps. Elle n’avait que lui après tout.
Elle se leva, hésitante, ferma les yeux sous sa caresse, tremblante. Comme si c’était la première fois. Chaque fois qu’il venait elle redevenait la petite fille qu’il avait épousé. Elle avait peur, elle pleurait, elle suppliait. Il allait pénétrer en elle dans la partie la plus intime de son être et cela la terrifiait. Ils se connaissaient à peine. Du temps, oui elle avait besoin de temps. Elle ne se sentait pas prête pour un acte aussi intime. Son corps venait tout juste de s’épanouir, il allait toucher une chose qu’elle-même ne connaissait pas. Elle était à genoux, elle ne cessait de suffoquer entre chaque sanglots. « Non. Pitié, pitié. Non. Je ne veux pas. Non. ». Avait-il été ému par son désarroi ? L’avait-il seulement écouté ? Pas le moins du monde. Il l’avait voulu et il allait l’avoir. Ce soir, comme tous les autres soirs, il l’avait plaqué sur le lit, il avait glissé ses mains sur cette partie si secrète qui avait saigné pour la première fois quelques mois auparavant. Elle avait fermé les yeux et serré les dents. Depuis le moindre contact physique la révulsait. Et plus elle refusait, plus elle se débattait et plus il la malmenait.
Il leur avait fallu treize ans pour s’entendre, pour exprimer leur affection mutuelle, pour apprendre à reconnaître en l’autre une âme sœur, ambitieuse et conquérante. Ils se ressemblaient beaucoup finalement. Peut-être qu’un an de plus suffirait ? Une nouvelle grossesse, l’attente dans la joie puis la naissance de cet enfant tant attendu pourraient les rapprocher davantage qui sait ? Ce soir en tout cas elle voulait y croire.
« Mais si vous agissez ainsi, c’est pour notre bien à tous. Pour la famille. Et pour cela je ne peux que vous être reconnaissante.»
Elle voulait lui montrer sa reconnaissance. Mais comment faire ? Elle voulait trouver les mots, les gestes, les regards qui plaisaient à un homme. Elle savait charmé un interlocuteur, elle savait le manipuler et le faire adhérer à ses idées. Mais séduire un homme dans un chambre à coucher était différent. Elle ne savait pas comment une femme faisait plaisir à un homme.
« Dîtes moi comment me montrer reconnaissante.» lui murmura-t-elle à l’oreille.
Mais la réponse elle la connaissait déjà. Elle savait ce qu’il voulait. Ses mains, tremblantes, se dirigent vers son cou, glissent vers son torse et entreprennent de dénouer sa chemise. C’était bien la première fois qu’elle l’aidait à se dévêtir. Et tout cela lui paraissait si étrange. Etrange parce que inconnu malgré les années. Elle ne connaissait pas son corps puisqu’elle fermait les yeux à chaque fois. Lorsqu’elle lui ôta sa chemise, il lui sembla le découvrir pour la première fois. Que devait-elle faire maintenant ? Elle dénoua sa propre chemise dévoilant peu à peu sa poitrine. Comme une petite fille, elle se sentait gauche et ridicule. Il la trouvait certainement ridicule et gauche. Pas maintenant, elle ne devait pas flancher maintenant. Elle ne se débrouillait pas trop mal jusqu’à présent. Il fallait continuer. Elle chercha son soutient et leva ses yeux pers vers lui, le supplia du regard de prendre le relais.


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MessageSujet: Re: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptyDim 19 Aoû - 9:38

La situation était tout à fait inhabituelle, pour l’un comme pour l’autre. Les deux époux semblaient enclin à vouloir faire des efforts afin d’améliorer cette partie de la relation qui était source de bien trop nombreuses tensions. C’était fatigant, terriblement fatigant, de devoir se battre avec son épouse pour remplir les devoirs conjugaux. Si le début de la soirée avait entraîné une dispute, il n’y avait plus de conflit ici. Seulement deux personnes qui voulaient faire en sorte que tout aille mieux. Il fut satisfait de l’entendre dire que son absence était du à son intérêt d’assurer la sécurité et l’avancement de sa famille, son frère et sa sœur y compris. Elle savait ainsi qu’il agissait pour leur bien à tous, et ne lui reprochait donc pas son manque de présence. Il reconnaissait volontiers qu’il n’avait pas toujours été tendre avec elle, mais il avait été tellement déçu de voir qu’elle ne voulait pas de lui, lors de leur nuit de noces. Elle n’avait fait aucun effort, le forçant à employer la force. Ca n’avait pas été un bon souvenir pour lui non plus, et il avait espéré que les soirs allaient améliorer leurs relations. Mais les soirs défilaient, et il fallait toujours se montrer presque discourtois. Désormais, c’était moins pire. Elle n’appréciait toujours pas les rapports conjugaux, mais au moins, elle cessait de se débattre. Ce soir par contre, elle voulait que les choses se passent autrement. Et lui aussi, il accueillait avec une agréable sensation son regard et son expression, plus favorables que d’habitude.

La reconnaissance, elle en avait, jusqu’à ce qu’il entre dans sa chambre pour faire d’elle sa véritable épouse. Il souhaitait qu’elle lui donne un troisième enfant, certes, mais s’il formulait sa demande ainsi, elle pourrait croire qu’après avoir eut ce dernier, il ne viendrait plus la visiter. Alors il se contenta d’une demande plus simple, mais lourde de sens. « Donnez-moi de l’affection. » . Il en manquait cruellement, entre son frère et sa sœur qui le laissait sans cesse de côté, et son épouse qui ne le voulait pas dans sa chambre à coucher, il se sentait bien seul. Mais ce soir, il ne l’était pas, et laissa son épouse lui défaire sa chemise, l’aidant par moment. C’était la première fois qu’elle se montrait si entreprenante, et elle délassa à son tour sa chemise, ce qui annonçait son bon vouloir. Il la regarda faire avec attention, et son désir était réellement présent cette fois. Reprenant ses mauvaises habitudes, et craignant qu’elle ne change radicalement de comportement dans la minute qui suivait, il leva brusquement l’une de ses mains pour venir caresser la poitrine de son épouse avec insistance. La scène ne dura que quelques secondes, car il prit conscience que ce n’était ni faire preuve de douceur, ni de délicatesse. Il stoppa donc ses agissements et reprit de douces caresses dans le cou de Deirdre, afin de se faire pardonner cette manœuvre indélicate. Il lui fallait être raisonnable et patient, essayer de lui faire goûter le plaisir de l’amour. Il approcha donc ses lèvres des siennes, se risquant à un baiser délicat et plein de douceur. Il la voulait réceptive, mais craignait qu’elle ne change d’avis d’un moment à l’autre. Après ce baiser, il lui prit la main pour l’approcher du lit, sans brusquerie ni hâte. Le baron de Lyness allongea sa femme sur le lit de la chambre, et se plaça au-dessus d’elle. Ses mains continuaient de la caresser avec délicatesse, sur la poitrine et sur ses hanches. Il n’avait jamais été aussi doux avec elle, et c’était vraiment étrange, mais étonnement agréable. Il prenait son temps, puisque la chose ne semblait pas être une corvée et qu’il n’avait aucun intérêt à la voir se terminer précipitamment.
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MessageSujet: Re: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptyDim 19 Aoû - 18:10



“So I sit and I realise with this tears falling from my eyes I gotta change if I wanna keep you forever I promise that I gonna try”

Lorsqu’il lui demanda de lui donner de l’affection, Deirdre devint honteuse. Il était seul et elle ne lui avait pas tendu la main. Il n’avait pas de place pour lui entre Alphédor et Adelosa et elle-même lui refusait sa couche. Prise de remords elle le regarda peinée et tendit la main vers sa joue. Nul ne devrait supporter une solitude non choisie. Il était si douloureux d’avancer seul dans l’obscurité. Et la nui est sombre et pleine de terreurs. Pourtant il suffit d’une étincelle pour illuminer la nuit et un peu de chaleur pour réchauffer un cœur de glace. Cette étincelle et cette chaleur elle pouvait les lui offrir. Et avec le temps elle serait capable d’engendre une plus grande lumière et un plus grand feu. Du moins elle voulait y croire. La colère qui l’habitait tantôt avait totalement disparu. Sa décision était prise, elle allait tout faire pour sauver son mariage. A partir de ce jour, de cette nuit plutôt, elle serait tendre avec lui en dehors de cette chambre mais surtout dans sa couche. Elle ferait tout pour être une bonne épouse, l’épouse dont il avait besoin.
« Je vous le promet.»
Aidan l’aida à se dévêtir à son tour mais montra un peu trop de hâte au regard de Deirdre. Elle ne put empêcher un petit cri de surprise de sortir de sa bouche. En temps normal elle l’aurait repoussé et refuser de continuer. Non elle ne devait pas flancher. Elle avait promis de faire des efforts, elle n’avait pas reculer devant le premier obstacle venu. Prenant son visage entre ses mains blanches elle s’approcha de lui pour murmurer.
« Doucement.»
Aidan aussi faisait des efforts et il se reprit rapidement. Ses gestes se firent plus doux pour le plus grand plaisir de son épouse. Car il fallait être honnête, c’était bien du plaisir qu’elle ressentait en ce moment. Elle en fut extrêmement surprise car elle pensait que cela était impossible. Son corps semblait apprécier pour une fois. Lorsque leurs lèvres se rejoignirent cela lui parut agréable, le plus agréable des baisers qu’ils avaient pu échanger jusque là. Etait-ce aussi simple ? Suffisait-il simplement d’un peu de douceur pour qu’elle apprécie enfin son devoir conjugal ? Certes ils en étaient tout juste au prémices, mais déjà elle aurait du l’avoir en horreur et se crisper devant son insistance. Au lieu de cela elle se laissa faire quand il l’allongea sur le lit. Quelque chose dans son ventre se tordit, souvenir de sa crainte, son cœur se mit à battre plus fort et elle devait respirer profondément pour calmer son angoisse. Ils avaient convenu de faire des efforts chacun de leur côté, elle devait lui faire confiance. Cela n’était pas aisé, puisque chaque caresse lui rappelait sa première nuit. Un moment hautement désagréable qui refusait de quitter son esprit comme une souillure. Un autre soir elle aurait fermé les yeux et elle aurait attendu qu’il en ait fini avec elle. Gardant les yeux ouverts elle le regarda se pencher au dessus d’elle et contempla son corps dénudé. Elle n’avait jamais remarqué à quel point il était musclé. Dans la lumière du feu de cheminé ses cheveux semblaient s’embraser. Il était très attirant, elle devait le reconnaître. Elle le trouvait attirant cela aussi elle devait le reconnaître. Etait-ce cela le désir ? Se moquant d’elle-même elle remarqua qu’au fond elle était toujours une petite fille qui n’y connaissait rien. Mais cela ne l’empêchera pas d’essayer de lui faire plaisir. Ce qu’il voulait c’était de l’affection et cela elle se sentait capable de le faire. Elle passa ses bras autour de son cou, ses jambes autour de sa taille et l’attira contre elle. Ses efforts pour montre de l’entrain parvenait presque à dissimuler ses tremblements.

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MessageSujet: Re: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptyLun 20 Aoû - 9:15

Aidan ne pouvait être plus sincère qu’en lui demandant de lui montrer un peu d’affection à son égard. Il s’appréciait, et ils étaient même amis, dès lors qu’il ne s’agissait pas de la chambre à coucher. Il éprouvait lui-même une tendre affection à l’égard de son épouse, la trouvant ravissante lorsqu’un délicat sourire venait orner ses lèvres. Mais elle, bien qu’il soit quasiment sûr qu’elle l’appréciait, ne souhaitait ni recevoir, ni donner de gestes d’affection à son époux. Il était certains que jamais l’amour ne naîtrait entre eux, mais il avait au moins espérer que l’affection sincère prendrait place. En treize année, ce qu’il n’avait récolté ce n’était qu’une diminution de la haine et du dégoût de sa femme, enfin de ce qu’elle montrait. Pourtant, un simple geste de temps à autre, et déjà ce serait beaucoup. Il allait trouver ce qui lui manquait auprès de d’autres femmes, certes, mais c’était de son épouse qu’il le voulait. Et enfin, elle semblait prête à accéder à sa requête, et promettait de le faire dès maintenant. Il ne put s’empêcher de se précipiter dans ses façons sur le corps de son épouse, mais se reprit rapidement de lui-même, mais également car elle lui demandait expressément de faire preuve de douceur. Ne voulant en aucun cas ruiner ce moment privilégier, il laissa la délicatesse prendre le dessus dans ses façons, alors qu’il attirait Deirdre vers le lit après lui avoir donné un baiser d’une rare douceur.

Ses gestes étaient doux, comme s’il craignait de voir apparaître sur le visage de sa femme cette expression qui le blessait autant, ce dégoût qu’il lui avait inspiré pendant tant d’années. Pourtant, il n’y était point. En revanche, il la sentit se crisper. De quoi avait-elle peur ? Il se montrait tendre pour une fois, voulant qu’elle savoure elle aussi ce moment. Après quelques secondes où il craignit de voir une nouvelle fois tourner les choses au cauchemar, il constata qu’elle ne lâchait rien et qu’elle passa ses bras autour de lui, tout comme ses jambes. Face à ses gestes d’encouragement, Aidan décida de la mettre à l’aise, ou du moins de la sentir se décontracter. C’était sans doute le principal problème, le fait qu’elle n’avait l’air de prendre aucun plaisir. Il ne savait pas si ça venait de lui, si elle ne pouvait décidément pas supporter les mains de son époux sur son corps, ou si c’était en général. Mais il voulait qu’elle y prenne goût. Il laissa alors ses lèvres parcourir le corps de la jeune femme. Il y déposait de sensuels baisers dans son cou, sur sa poitrine dénudée, et puis sur son ventre qui était encore recouvert de sa chemise. C’était bien la première fois qu’il prenait la peine d’essayer de lui donner ce genre de plaisir, preuve qu’il avait réellement la volonté de voir leur relation s’améliorer. Il descendit entre un peu, vers des endroits plus intimes, tout en remontant doucement sa chemise à mesure que lui-même remontait ses baisers. Il retira le tissus sans plus tarder, mais toujours sans aucune brusquerie. Il contempla le corps de son épouse pendant quelques instants, et constata que lui n’avait aucun problème pour la désirer. Il espérait juste que, pour une fois, ce soit réciproque. Il avait toujours autant de mal à comprendre là où ça ne fonctionnait pas, alors que ça fonctionnait tellement bien avec les autres. Il joignit de nouveau leurs lèvres, mais cette fois il y transmit tout son désir qu’il éprouvait pour Deirdre à ce moment précis.
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Deirdre Blake
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BARONNE DE L'ÎLE DE LYNESS
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MessageSujet: Re: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptyMer 22 Aoû - 14:16



“ Oui je crois aux miracles et au bonheur
J’ai vu les neiges éternelles de mon cœur
Fondre grâce à ta chaleur”
S’agissait-il toujours de la même personne ? L’homme qui l’avait violenté, qui venait de l’accuser d’adultère et qui venait de la repousser avec violence avait-il quelque chose à voir avec celui qui en ce moment même la couvrait de baisers ? Et elle . Elle qui a l’instant l’avait maudis et lui avait jeté un plateau de jeu à ses pieds . elle qui refusait le moindre contact physique n’était-elle pas en train de l’encourager dans ses geste affectueux ?
Cela pouvait-il vraiment être possible ? Le si redouté et terrible devoir conjugal allait-il finalement ne plus être un sujet de discorde ? Cela ne serait pas aisé mais ils semblaient sur la bonne voie. Deirdre encourageait son époux du mieux qu’elle pouvait mais cela lui paraissait si étrange. Elle avait plutôt pris l’habitude de le repousser. Or elle n’en avait pas envie. Aidan se montrait trop doux et attentionné pour qu’elle lui demande d’arrêter. Surtout lorsqu’il embrassa son cou, sa poitrine et qu’il descendit toujours plus bas. Elle se retrouva rapidement nue mais n’en éprouvait aucun gêne contrairement aux autres nuits. Le regard d’Aidan sur elle lui plaisait car elle n’y lisait pas un désir purement bestial. Il s’agissait davantage de passion, un sentiment qu’elle tenta de transmettre à son tour quand ils s’embrassèrent. Le moment qu’elle redoutait se rapprochait. La douceur était de mise mais puisque Aidan en avait manifesté jusque là elle décida de lui faire confiance. Si elle ne ressentait aucun plaisir pendant l’acte elle ne pourra pas le blâmer. Et c’était justement ce qu’elle redoutait. Car alors elle serait la seule coupable. Aidan serait déçu et continuerait d’aller chercher du plaisir ailleurs. Jusqu’à aujourd’hui elle avait été incapable de lui en donner et même en ce moment elle craignait de ne pas être à la hauteur. Elle ne se faisait guère d’illusion, elle savait pertinemment qu’il continuerait de voir d’autres femmes mais elle se disait que si le devoir conjugal était un plaisir partagé la tension entre eux ne serait plus présente. O comme elle souhaitait qu’ils s’entendent aussi bien en dehors que dans la chambre à coucher. Quoique tremblante et hésitant, elle prit son courage à deux mains. Son mari, bien plus expert qu’elle, pu comprendre rapidement qu’il pouvait aller plus loin. Durant leur danse sensuelle, elle se donna à lui avec une passion dont elle ne s’imaginait pas capable.
Une fois qu’il se séparait d’elle, elle avait l’habitude de se retourner, de ramasser les couvertures sur elle et d’attendre qu’il s’en aille pour pleurer en silence. Mais pas ce soir. Un sentiment étrange l’habitait. Elle était… heureuse ? Finalement elle avait apprécier de passer une nuit avec lui, d’avoir soupiré dans ses bras et de l’avoir sentit en elle. Épuisée mais étonnement comblée elle se glissa dans ses bras et lui caressa la mâchoire du bout des doigts. Son cœur était léger, elle était pleinement satisfaite. Si toutes les prochaines nuits ressemblaient à celle-ci la punition serait bien douce.
« Je vais prier la déesse pour qu’elle nous accorde rapidement un autre enfant.»


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MessageSujet: Re: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptyJeu 23 Aoû - 15:15

C’était bien la première fois qu’Aidan prenait la peine d’essayer de procurer du plaisir à son épouse, en s’occupant d’elle avec ses mains et ses lèvres, le tout en usant de délicatesse. Aidan n’était pas un tendre par nature, il avait d’ailleurs été éduqué de façon militaire. Etant l’héritier de feu le baron son père, on lui avait inculqué de se montrer fort, intransigeant et autoritaire. La tendresse, il en avait reçu de sa mère. Mais elle l’avait quitté bien trop tôt à son goût, le privant de ce qui aurait pu faire de lui un mari plus charmant. Quand il voyait Adelosa et Alphédor, il se disait pourtant que eux n’étaient pas ignorant de la douceur, bien qu’ils aient connus leur mère moins longtemps qu’Aidan. Mais ils s’en étaient donné l’un à l’autre, sans faire attention à leur aîné. Toutes ces choses lui étaient étrangères, et il les craignait plus que tout le reste. Il se rappelait des paroles de son père. « La tendresse, c’est la faiblesse. ». Il n’avait pas forcement compris qu’il ne s’agissait là que d’un point de vu politique, et que cette devise ne devait pas s’infiltrer dans la sphère familiale, dans la sphère maritale. Il comprenait dès à présent que l’affection d’une épouse n’était pas une faiblesse, mais une force. Car le bien être du cocon pouvait donner plus de hargne pour affronter ce qui en était extérieur. Il ne tarda pas à prendre possession de son épouse avec tendresse et sensualité, découvrant pour la première fois les joies du plaisir réciproque avec sa femme. Deirdre semblait en effet apprécier les attentions de son époux. Le baron était aux anges, il avait espéré cela pendant tellement d’années qu’il avait bien du mal à réaliser qu’ils étaient juste deux idiots qui ne s’étaient jusque là jamais compris. C’était donc cela, la clé du bonheur conjugal. Un comportement respectueux et affectueux, il n’en fallait pas plus pour les rapprocher définitivement.

Après cette étreinte des plus agréables, et des plus mémorables d’ailleurs, le baron s’allongea correctement dans le lit de son épouse. Lui qui avait pour habitude de ne plus faire attention à elle après l’acte, et de soit rester dans ses pensées, soit s’endormir sans tarder, apprécia de la voir converser et même affirmer qu’elle prierait pour que la providence leur accorde un second enfant. La déesse que vénérait Deirdre n’était pas celle d’Aidan, mais il ne s’en offusquait pas. Il était très habitué à ces différences de religion au sein de sa famille, et aurait peut être même été offensé si elle avait prié le Dieu chrétien en lequel elle ne croyait pas. C’était donc son rôle de le faire. « Je ferais de même avec Dieu. » . Elle s’était approchée de lui pour se placer contre lui. Il apprécia cette nouvelle proximité qui laissait présager un bel avenir pour leur mariage. Il passa sa main autour d’elle et la posa sur la peau. Il repensa alors à la punition donnée plus tôt pour le prétendu adultère de sa femme. Il n’avait pas que tirer des conclusions trop hâtives, et ne croyait désormais plus en la culpabilité de Deirdre. Il lui arrivait de regretter ses punitions injustifiées, mais jamais de les abandonner pour autant. Mais cette fois, il était décidé à faire preuve de motivation. Il en fit part à son épouse. « Vous serez libre de vos mouvements et non forcée de ne point quitter votre chambre. » . C’était bien mieux ainsi. Mais, il viendrait très certainement la voir régulièrement le soir, surtout si les choses se passaient aussi merveilleusement bien entre eux.
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MessageSujet: Re: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptyJeu 23 Aoû - 18:48



“ Et c'était comme si tout recommençait
La même innocence les faisait trembler
Devant le merveilleux
Le miraculeux
Voyage de l'amour”

Longtemps, depuis son mariage, Deirdre rechignait au devoir conjugal. La première fois avait été si désastreuse qu’elle ne pouvait imaginer qu’il puisse en être autrement. Elle voyait l’acte charnel comme un rapport bestial et cela la révulsait. Le moment passé avec Adelosa l’avait amené à reconsidérer la question mais l’idée de tromper son mari pour vérifier ne lui avait jamais traverser l’esprit. Honnêtement elle pensais qu’elle n’aimait pas cela et qu’elle n’y pouvait rien. Ce soir Aidan lui avait prouvé le contraire et elle en était ravie. Mais elle ne pouvait s’empêcher d’être surprise. Finalement cela était si simple juste une attention envers l’autre. Il aura fallu treize ans pour le découvrir et le comprendre.
La Déesse s’était finalement montré généreuse avec elle. Puisse cette félicité continuer à jamais. Aidan semblait partager son avis puisqu’il affirma qu’il prierait son dieu pour la même chose. Deirdre n’avait jamais désiré être enceinte. Elle était beaucoup trop jeune lorsqu’elle attendait les jumeaux et elle était si comblée avec eux qu’elle n’avait pensé à avoir un autre enfant. Surtout parce que cela signifiait passer une nuit avec son époux et cette idée ne la ravissait absolument pas. Au contraire elle prenait grand soin à ne pas retomber à nouveau enceinte de cet homme. Et les voilà qui espéraient tout deux avoir un nouvel enfant. En une nuit tout semblait s’être arrangé entre eux. N’était-ce qu’un rêve ? Allait-elle se réveiller le lendemain matin et retrouver les conflits habituels ? C’était hors de question. Se blottissant encore plus près de lui, elle sentit la chaleur de sa peau contre la sienne et cela la rassura quelque peu. Elle écoutait le rythme de sa respiration et ferma les yeux.
La voix d’Aidan résonna et elle l’entendit lever sa punition. Elle fut très surprise et se releva pour l’observer. Il était on ne peut plus sérieux.
« Je… Je vous remercie.»
Etait-il déçu ? Elle n’en avait pas l’impression pourtant. Son revirement la surprenait. C’était la première fois qu’il revenait sur ses paroles.
« Reviendrez-vous me visiter de manière aussi courtoise ?»
Elle se sentait un peu intimidée de lui demander mais elle avait besoin de savoir. Elle espérait qu’il avait autant apprécié ce moment qu’elle et qu’il manifesterait l’envie de recommencer. Le connaissant elle n’en doutait pas mais elle aurait apprécié l’entendre le dire.
« Je ne suis pas certaine qu’une seule nuit suffise pour faire un enfant.» ajouta-t-elle avec malice.
Il était étonnent de découvrir le pouvoir du désir. Avec le temps elle avait pris conscience de sa beauté, sans jamais s’en vanter pour autant, et elle avait appris à utiliser son charme pour obtenir ce qu’elle voulait. Elle se doutait que certains hommes la désiraient mais elle ne pensait pas utiliser cette attraction jusqu’au bout et leur accorder ce qu’ils désiraient. Mais elle se rendait bien compte après cette nuit qu’il pouvait être plutôt facile de convaincre un homme rien qu’en lui accordant une certaine intimité. Du moins pour un certain nombre d’hommes. Le sourire aux lèvres elle repris sa place dans les bras de son époux et posa une main sur son torse.
« Restez dormir avec moi jusqu’au matin.»

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Rendons des comptes -PV Deirdre [ça devient chaud l'abricot]   Rendons des comptes -PV Deirdre  [ça devient chaud l'abricot] EmptySam 25 Aoû - 13:50

Le baron de Lyness décida de lever la punition qu’il avait décidée quelques heures plus tôt. Ce n’était pas dans ses habitudes, et cela apparaissait donc comme un gage de bonne volonté de sa part. Il n’en serait que plus déçu encore si jamais les choses redevenaient comme avant, et que cette soudaine félicité conjugale les quitte aussi rapidement qu’elle les avait pris. Deirdre fut surprise de cette annonce, elle qui n’était pas habituée à tant de merci de la part de son époux, la voilà bien aise de voir qu’il faisait de gros efforts. Elle préféra quand même demander s’il viendrait la voir le soir. Aidan eut une rapide déception, et si finalement tout cela n’avait été fait que dans le but de mieux se débarrasser de lui ? Mais fort heureusement la suite le rassurait. Elle lui faisait comprendre qu’elle voulait tout de même qu’il vienne la visiter, prétextant qu’une nuit ne suffirait sans doute pas à concevoir l’enfant qu’il désirait. Il fut ravi de l’entendre, puisque cela signifiait que ce n’était point passager. « Je viendrais tous les soirs. » . Pendant plusieurs jours, sauf situation exceptionnelle. En effet, vu la situation politique du château, de la ville et du royaume tout entier, il était difficile de prévoir ce qui allait se passer. Il était fort probable qu’un événement imprévu requiert son attention, que ce soit le matin, dans la journée, dans la nuit, il ne manquerait pas à ses obligations. Cependant, il espérait que le calme règne encore un peu, mais la tempête arrivait inévitablement. Tout le monde le sentait, et lui le premier. Il fallait qu’il veille à prendre ses dispositions d’ailleurs, si jamais sa famille devait quitter précipitamment la cour.

Aidan n’avait pas pour intention de quitter le lit de son épouse. A quoi bon ? Rejoindre le sien pour y dormir ? Il était très bien là et s’accommodait facilement des lits des autres. C’est donc sans surprise qu’il accéda à sa requête. « Soit. » . Il était fatigué après leur étreinte, d’autant plus que l’alcool qu’il avait ingurgité plus tôt redescendait, le plaçant dans un état plutôt passif. C’était bien la première fois qu’il allait s’endormir avec son épouse dans ses bras, et ce, du plein gré de cette dernière. En quelques instants, leur situation avait totalement changé, pour le plus grand plaisir du baron. Il ne serait plus obligé de se battre pour obtenir ce qu’un mari pouvait exiger de son épouse. Il espérait qu’elle serait enceinte sous peu, bien que ce ne soit pas le meilleur moment pour cela. Il l’enverrait sans doute à Lyness avec le reste de sa maisonnée si jamais Warminster n’était plus sûr. Rempli de ses pensées joyeuses, Aidan ne tarda pas à s’endormir avec Deirdre contre lui.

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